Chef de gouvernement

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Le chef de gouvernement désigne la personne placée à la tête du gouvernement dans un État. Il existe deux types principaux de régimes démocratiques, et un hybride entre ces derniers.

Régime parlementaire[modifier | modifier le code]

Mark Rutte entre le 14 octobre 2010 au Torentje, comme nouveau Premier ministre des Pays-Bas. Il n'est constitutionnellement pas le chef du gouvernement car ce dernier est un, seulement président du Conseil des ministres et détenteur du pouvoir exécutif, le monarque délèguant de façon démocratique la direction du pays au représentant élu.

Dans un régime parlementaire, le chef du gouvernement est doté de larges pouvoirs et exerce donc de facto le pouvoir exécutif en lieu et place du chef de l'État. Il est souvent nommé par ce dernier et dirige les administrations et le gouvernement. C'est lui qui prépare les lois et représente son pays dans les relations internationales. Il est également responsable de ses actes devant le Parlement qui peut le renverser. À l'inverse cependant, le pouvoir exécutif peut dissoudre le Parlement.

Dans la majorité des cas, on parle de Premier ministre, c'est le cas de la France, de la Belgique, du Canada et de ses provinces, ou du Portugal. Il existe cependant d'autres termes pour désigner les chefs de gouvernements de certains États :

Régime présidentiel[modifier | modifier le code]

Barack Obama, actuel président des États-Unis. Il est à ce titre chef de gouvernement.

Dans un régime présidentiel, le chef de l'État est également le chef du gouvernement. Cela se traduit par le fait que le Parlement ne peut renverser le gouvernement mais que le président ne peut dissoudre ce dernier.

Régime hybride ou semi-parlementaire[modifier | modifier le code]

Le pouvoir exécutif est ici, concrètement, partagé entre le chef de l’État et le chef de gouvernement.

La Ve République française en est un exemple : si c'est le Premier ministre qui est titulaire du pouvoir règlementaire (le président de la République ne disposant que de prérogatives limitativement énumérées par la Constitution), le chef de l’État dispose d'une légitimité politique prépondérante dans la vie politique (notamment depuis la révision constitutionnelle de 1962, instaurant l'élection du président de la République au suffrage universel direct, faisant de lui la seule et unique personne à être élue par l'ensemble des électeurs). Par conséquent, le chef du gouvernement agit sous l'autorité politique du chef de l’État.

Dans ces régimes hybrides, la pratique des acteurs de la vie institutionnelle peut faire varier l'étendue effective des pouvoirs du chef du gouvernement. En étudiant la Ve République, il est possible de dire que, très souvent, le Premier ministre français dispose d'une plus large autonomie politique lorsque le Président en exercice entame son second mandat (comme avec les Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin sous la deuxième mandature de Jacques Chirac). À l'inverse, généralement, le Premier ministre d'un président venant de commencer son premier mandat dispose de prérogatives politiques moins étendues : ce fut particulièrement le cas pour François Fillon durant le mandat du président Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012, ou encore d'Alain Juppé durant le début de mandat du président Jacques Chirac de 1995 à 1997.

Toutefois, en période de cohabitation, le Premier ministre retrouve une pleine exercice de ses compétences, le chef de l'Etat se limitant aux prérogatives déterminées dans la Constitution (politique étrangère et défense nationale essentiellement). On se rapproche alors d'un régime parlementaire classique.

Articles connexes[modifier | modifier le code]