Charles de Coux

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Charles de Coux
Titre de noblesse
Comte
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Le comte Charles de Coux (1787-1864) est un économiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1831, Charles de Coux fonde avec Henri Lacordaire et Charles de Montalembert une première école libre au 3bis de la rue des Beaux-Arts à Paris, malgré le monopole d’État qui existait alors.

En 1834, après avoir fait sa soumission publique aux deux encycliques[1], il est appelé à l'Université catholique de Malines pour y occuper le premier la chaire d'économie politique[2]. Par la suite il continua à enseigner à Louvain comme professeur d'économie politique lorsque l'Université catholique de Malines s'établit en cette ville et prit le nom d'Université catholique de Louvain. Au milieu de l'été 1845, Charles de Coux quittera la Belgique et reviendra en France, où il deviendra rédacteur en chef de L'Univers.

Avant Karl Marx, Charles de Coux dénonce le phénomène de plus-value, alors que Montalembert milite pour le repos hebdomadaire et intervient pour la limitation du travail des enfants.

Il milite au sein du Christianisme social dans le courant libéral qui s'oppose alors à la tendance légitimiste.

Converti après avoir traversé l'épreuve du doute[3], influencé par Lamennais, il fréquente des hommes comme Lacordaire, Montalembert, Gerbet ou Ozanam, tous partisans d'une tradition de liberté issue des idées de 1789. Certains y voient un événement irréversible, d'autres les jugent porteuses de valeurs, mais tous refusent l'autorité sans partage, l'absolutisme, le nationalisme antiparlementaire.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Correspondance du R.P. Lacordaire et de madame Swetchine publiée, 1864, p. 26: « M. de Coux, notre ancien collaborateur qui a été nommé à une chaire de l'Université catholique de Malines, a fait sa soumission publique aux deux encycliques. »
  2. L'Ami de la religion, 1834, p. 233. Journal des économistes, Société d'économie politique de Paris, Société de statistique de Paris, 1864, p. 13 : « Depuis longtemps l'Université catholique de Malines a un cours d'économie politique à l'instar des autres universités ou facultés belges ».
  3. Annuaire de l'Université catholique de Louvain, année bissextile 1864, vingt huitième année, p. 365 : "Notice sur M. le professeur de Coux, par M. le professeur Ch. Périn", « Comme beaucoup d'hommes de notre temps, M. de Coux eut à traverser les épreuves du doute. Lui-même a dit, au début de ses Essais d'économie politique, quelles luttes il eut à soutenir durant les temps difficiles à travers lesquels s'écoula sa jeunesse : "Émigré à l'âge de trois ans, élevé en Angleterre, jeté par les événements d'une vie orageuse en Amérique, j'ai longtemps vécu parmi des protestants et, je dois le dire, les enseignements catholiques de ma jeunesse s'étaient un peu effacés de mon cœur par ce contact" ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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