Charles de Breteuil

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Le Tonnelier de Breteuil.

Charles Le Tonnelier, comte de Breteuil, né le dans le 8e arrondissement de Paris et décédé le à Rabat[1], est un homme de presse français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles de Breteuil (à gauche), avec Vatin-Pérignon et C. Bascom Slemp (en) à la gare Saint-Lazare, lors de l'Exposition coloniale internationale de 1931.

Neveu de Henry Le Tonnelier de Breteuil, il suit des études de droit et voyage à Madagascar et en Afrique-Occidentale française.

Il devient chef de cabinet du gouverneur général Marcel Olivier à l'Exposition coloniale internationale de 1931, puis accompagne Paul Reynaud lors d'un séjour en Indochine.

Lors d'une mission d'étude minière en Afrique, il s'étonne de constater que Dakar n'a pas de quotidien. Breteuil se lance alors dans le monde de la presse en créant la Société africaine de publicité et d'édition fusionnée (SAPEF) et fonde plusieurs journaux, tel que Paris-Dakar en 1933 (premier quotidien d'Afrique noire, devenu Dakar-Matin, puis Le Soleil), Paris-Congo, Paris-Tana en 1936 et Paris-Bénin en 1938, en s'inspirant du Paris-Soir de Jean Prouvost, qu'il connaissait personnellement, constituant ainsi un réél empire quasi monopolistique à travers l'Afrique noire. Il développe son groupe avec la création d’Abidjan-Matin, de La presse de Guinée, de La presse du Cameroun (devenu Cameroon Tribune), de Bingo, de Dakar-Jeunes en 1942, d’Afrique-Matin, ...

En 1951, il prend le contrôle de La Dépêche marocaine de Tanger, puis, de 1952 à 1955, la direction des Annales coloniales à Paris, ainsi que de la revue France-Outre-mer.

Il soutient financièrement, en 1953, la création de L'Express[2],[3], aux côtés d'Antoine Riboud, de Henry Goüin, de Lucien Rachet, des Gradis[4],[5], qui seront suivis par Jean Riboud et la famille Seydoux[3],[6].

Il est élu membre de l'Académie des sciences d'outre-mer le 22 janvier 1960.

Marié avec Solange de Ganay, fille du comte Gérard de Ganay et de Zélie Schneider (fille de Henri Schneider)[7], il est le père de Michel de Breteuil, fondateur du magazine Amina et président de La Revue littéraire du monde noir, et de Jean de Breteuil, (1949-1971), dealer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Charles de Breteuil Owner of West African Chain of Newspapers is dead », The New York Times
  2. Yann Moncomble, Quand la presse est aux ordres de la finance, 1986.
  3. a et b Gabriel Milési, Les dynasties du pouvoir de l'argent, p. 289, Éditions Michel de Maule, 2011.
  4. Jean Paulhan, Chroniques de Jean Guérin : 1953-1964, p. 112, Éditions des Cendres, 1991.
  5. Défense de l'Occident, Numéros 20 à 29, 1955.
  6. Françoise Giroud, On ne peut pas être heureux tout le temps, Fayard, 2001.
  7. Dominique Schneider, Caroline Mathieu, Bernard Clément, Les Schneider, Le Creusot : une famille, une entreprise, une ville (1836 -1960), 1995

Sources[modifier | modifier le code]

  • Hommes et destins: dictionnaire biographique d'Outre-Mer, 1975
  • Rosalynde Ainslie, The Press in Africa: communications past and present, Gollancz, 1966
  • Erik Essousse, La liberté de la presse écrite au Cameroun:ombres et lumières, 2008
  • Gilles Kraemer, Trois siècles de presse francophone dans le monde: hors de France, de Belgique, de Suisse et du Québec, 1995
  • Thierry Perret, Le temps des journalistes-L'invention de la presse en Afrique francophone, 2005

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]