Jean de Breteuil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Jean de Breteuil
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 22 ans)
TangerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
JunkiVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Fratrie
Michel de Breteuil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean de Breteuil (né le à Paris et mort en juin 1972 à Tanger) est un playboy qui, dans les années 1960 et au début des années 1970, a écoulé des stupéfiants dans le milieu de l'industrie du spectacle. Sa vie nous est connue principalement à travers la biographie que lui a consacrée le journaliste américain Stephen Davis en 2011[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de la famille Le Tonnelier de Breteuil, fils de Charles de Breteuil et de Madeleine Redier (dite Boule de Breteuil), Jean de Breteuil a fait ses études secondaires, de 1961 à 1968, à l'École des Roches, prestigieuse école située en Normandie près de la ville de Verneuil-sur-Avre[2]. En 1960, à la mort de son père[3], il hérite du titre et des biens de la famille concentrés en Afrique française du Nord, en particulier au Maroc. Il est inscrit officiellement comme étudiant à l'université de Californie à Los Angeles[1],[4].

Narco-dépendant de l'héroïne, surnommé par les Américains le « junkie aristo »[5], il dilapide une grande partie de ses biens et commence à vendre cette drogue à de grands groupes musicaux anglais et américains faisant étape à Paris. Il se procure l'héroïne par l'intermédiaire d'un chauffeur marocain employé par le consulat général de France à Los Angeles, où il fait la connaissance de Pamela Courson et de son compagnon, le chanteur Jim Morrison[6].

Keith Richards, des Rolling Stones, est un de ses meilleurs clients[6]. En 1971, Jean rejoint le groupe dans la villa que Keith possède sur la Côte d'Azur, leur apportant de l'héroïne thaïlandaise dans des poudriers de femme[7].

Jean de Breteuil fait partie des personnes qui ont découvert le cadavre de Jim Morrison et il semble que ce soit lui qui ait fourni la dose d'héroïne ayant provoqué sa mort[8],[9].

Il meurt lui-même d'une surdose à Tanger[10] (Maroc) à 22 ans, quelques mois après la mort de Jim Morrison.

Pamela Courson, morte de la même cause en 1974, se disait fière d'avoir pour petit ami un « véritable rejeton de la royauté française »[6],[11].

Selon Marianne Faithfull[6] : « Jean était un mec affreux, comme sorti de dessous une pierre. J'ai fini par me mettre avec lui… tout ça c'était une question de drogue et de sexe ». Elle l'accuse également d'avoir tué Jim Morrison en lui fournissant une dose trop forte d'héroïne[12].

Jean de Breteuil est enterré au cimetière de Choisel (Yvelines), dans la sépulture des marquis de Breteuil, Choisel étant la commune où se trouve le château de Breteuil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Stephen Davis, Jim Morrison: Life, Death, Legend, Random House, 2011, 512 p.
  2. Annuaires de l'Association des anciens élèves de l’École des Roches et du collège de Normandie pour les années 1969 et 1971.
  3. Henri Temerson, Biographies des principales personnalités françaises décédées au cours de l'année, Hachette, 1960.
  4. Stephen Davis, op. cit., p. 109 : « Jean de Breteuil, a twenty-year old French aristocrat nominally studying at UCLA. »
  5. « Jim Morrison à Paris », sur Under-ovreground.com (consulté le 8 août 2014).
  6. a b c et d (en) Bio of Jean de Breteuil.
  7. (en) George Rush et al., Stones Exile on Main-Line Street, New York Daily News, September 18, 2006 : « Jean de Breteuil, Janis Joplin's drug dealer and lover of Jim Morrison's wife, Pamela. He brought pink Thai heroin in women's powder compacts ».
  8. (en) Hypothesis: Jean de Breteuil murdered Jim Morrison.
  9. Sophian Fanen, « Selon Marianne Faithfull, Jim Morrison est bien mort d'une overdose », sur Liberation.fr, (consulté le 7 août 2014).
  10. (en) John Hopkins, The Tangier diaries, 1962-1979, San Francisco, Cadmus Editions, , 243 p. (ISBN 978-0-932274-50-2, 9780932274519 et 9789322745011).
  11. Stephen Davis, op. cit., p. 110 : « Pamela adored having a boy-friend she often described, snootily, as "real French royalty". »
  12. « Jim Morrison : la déclaration fracassante de Marianne Faithfull », sur lefigaro.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Will, Dealer ou La valse des maudits : roman, Quimper, Volum éditions, , 364 p. (ISBN 978-2-35960-032-2 et 2-35960-032-X)
  • (it) Ezio Guaitamacchi, Delitti rock : da Robert Johnson a Michael Jackson : 200 indagini sulla scena del crimine, Rome, Arcana, , 460 p. (ISBN 978-88-6231-102-1)
  • Stephen Davis (trad. de l'anglais par Cécile Pournin), Jim Morrison : vie, mort, légende, Paris, Flammarion, , 478 p. (ISBN 2-08-068739-5)
    + 16 pages de photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]