Charles Castonguay

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Charles Castonguay
Naissance
Ottawa, Ontario
Profession
professeur de mathématiques, chercheur en démographie linguistique

Charles Castonguay, né en 1940 à Ottawa, professeur titulaire au Département de mathématiques et de statistique à l'Université d'Ottawa de 1968 à sa retraite[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Bien que de langue maternelle anglaise, ses parents l'inscrivent à l'école catholique française au primaire. Il suit ses premiers cours en anglais dans une école secondaire de langue anglaise. Il suit la recommandation d'un professeurs qui l'incite à s'enrôler dans les Forces armées canadiennes afin de payer ses études universitaires. Après le bac, il obtient une maîtrise en mathématiques. Au cours des trois ans de son service militaire, il est d'abord affecté aux quartiers généraux à Ottawa comme mathématicien conseil, puis il enseigne à de jeunes officiers au Collège militaire de St-Jean[1].

Son service terminé, sa maîtrise en main, il se fait offrir un poste de professeur de mathématiques à l'Université d'Ottawa et s'inscrit à l'Université McGill pour y étudier la philosophie des mathématiques et l'épistémologie. Sa thèse doctorale porte sur le sens et l'existence en mathématiques. Il la complète en 1971[1].

En 1970, il prend part à une assemblée du Parti québécois dans le comté de Laurier. René Lévesque est l'orateur de cette soirée d'information destinée aux anglophones. Il milite ensuite pour ce parti jusqu'à son élection en 1976[1].

En partie pour comprendre son propre cheminement d'anglophone francisé, il s'intéresse à l’analyse des comportements linguistiques des populations et des politiques linguistiques. Il devient spécialiste des questions de substitutions linguistiques. Il réalise plusieurs études pour le compte de l'Office québécois de la langue française[1].

Le 25 janvier 2001, il participe activement à une journée thématique de la commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec portant sur Les enjeux démographiques et l’intégration des immigrants. Par la suite, il suit de près les travaux de cette commission.

Depuis l'année 2000, il collabore régulièrement à L'aut'journal. Il participe à la fondation de l'Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA) le 31 mars 2008. En janvier 2010, il en était toujours membre[2].

Publications en français[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Charles Castonguay, La francisation ratée, Montréal, Éditions Du Renouveau Québecois, 2016, 52 pages (ISBN 9782981505781).
  • Charles Castonguay, Le français dégringole ! Relancer notre politique linguistique, Montréal, Éditions du Renouveau québécois, 2011 (ISBN 9782981225900).
  • Charles Castonguay. Avantage à l’anglais! Dynamique actuelle des langues au Québec, Montréal : Éditions du Renouveau Québécois, 2008 (ISBN 9782980107597)
  • Charles Castonguay, Pierre Dubuc et Jean-Claude Germain. Regards critiques : Larose n'est pas Larousse : la Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec, Trois-Pistoles/Montréal : Éditions Trois-Pistoles/Éditions du renouveau québécois, 2002, 109 pages (ISBN 2-89583-017-7)
  • Charles Castonguay et al. L'enjeu de la langue française en Ontario français, Sudbury : Prise de parole, 1999, 269 pages (ISBN 2-89423-096-6)
  • Charles Castonguay, L'indicateur de développement humain de l'ONU : le concept et son usage, Sainte-Foy : Secrétariat à la restructuration , Publications du Québec, 1995, 68 pages
  • Charles Castonguay, «L'assimilation linguistique : mesure et évolution, 1971-1986 », Québec : Conseil de la langue française, 1994, xx-243 pages (ISBN 2-551-15750-1)
  • Charles Castonguay, Exogamie et anglicisation dans les régions de Montréal, Hull, Ottawa et Sudbury, Québec : Centre international de recherche sur le bilinguisme, 1981, 101 pages.

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • «Politiques linguistiques et avenir des populations de langue anglaise et de langue française au Canada», dans : Michael A. Morris, éd., Les politiques linguistiques canadiennes : approches comparées, Paris, L’Harmattan, 2003, p. 174-234.
  • « La vraie question linguistique : quelle est la force d'attraction réelle du français au Québec? Analyse critique de l'amélioration de la situation du français observée en 2001 », dans : Michel Venne dir., L'annuaire du Québec 2004, Fides, Montréal, 2003, p. 232–253
  • «Évolution démographique des Franco-Ontariens entre 1971 et 1991», dans : Gilles Forlot et Normand Labrie dir., L’enjeu de la langue en Ontario français, Sudbury, Éditions Prise de parole, 1999, p. 15-32.
  • «Évolution de l’anglicisation des francophones au Nouveau-Brunswick», dans : Lise Dubois et Annette Boudreau éd., Les Acadiens et leur(s) langue(s) : quand le français est minoritaire, Moncton, Éditions d’Acadie, 1997, p. 47-62.
  • « Disparaître? Le nouveau contexte démographique de la question linguistique », dans : La Question linguistique au Québec 15 ans après la promulgation de la Charte de la langue française, Actes du Colloque sur la situation linguistique au Québec, Université de Montréal, 1992. Québec, Office de la langue française, 1993, p. 39–65.
  • « L'évolution des transferts linguistiques au Québec selon les recensements de 1971 et 1981 », dans : Gérard Lapointe et Michel Amyot, éd., L'État de la langue française au Québec : bilan et perspective, tome 1. Québec, Conseil de la langue française, 1986, p. 201–268.
  • «Le dilemme démolinguistique du Québec», dans : Douze essais sur l’avenir du français au Québec, Québec : Conseil de la langue française, 1984, p. 13-35.

Articles parus dans des périodiques[modifier | modifier le code]

Articles parus dans les journaux[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Autres (mémoires, inédits)[modifier | modifier le code]

Publications en anglais[modifier | modifier le code]

Thesis[modifier | modifier le code]

  • Meaning and Existence in Mathematics, New York : Springer-Verlag, 1972, 159 pages (aussi New York : Springer, 1973)

Articles de journaux et revues[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Ginette Leroux. « Le mathématicien de la langue », dans L'aut'journal sur le Web, numéro 208, avril 2002, consulté le 25 mars, 2008.
  2. Site de l’IRFA, en ligne le 27 janvier 2010.

Bibliographie[modifier | modifier le code]