Centaurea cyanus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bleuet.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2012).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Le Bleuet (Cyanus segetum Hill, 1762) en Suisse, en France et en Belgique, ou Centaurée bleuet[1] au Canada et en Belgique, est une plante herbacée de la famille des Astéracées (anciennement Composées). Très souvent adventice des champs de céréales, cette espèce fait partie des plantes messicoles qui deviennent de plus en plus rares. Il est parfois appelé Audifoin, Barbeau, Blavelle, Bleuet des champs, Casse-lunettes, Centaurée bleuet ou Fleur de Zacharie.

Description[modifier | modifier le code]

C'est une plante annuelle ou bisannuelle[2], aux tiges de couleur vert grisâtre, d'aspect velouté, aux feuilles lancéolées ou pennatilobées, aux fleurs bleues, parfois pourpres ou blanches, aux fleurons périphériques étalés. Sous le capitule, s'observent des bractées à bords ciliés (cils courts et réguliers, généralement bruns). La floraison a lieu entre mai et juillet.

Déclin et génétique[modifier | modifier le code]

Espèce annuelle qui peut être rencontrée sur différents types de sols, même si elle préfère les alluvions argilo-sableuses, cette messicole a régressé voire a disparu d'une grande partie de son aire naturelle de répartition. Les populations plus disséminées et beaucoup plus fluctuantes, se retrouvent sporadiquement dans des milieux de substitution comme les bords de routes et les chemins perturbés[3].

Une étude a comparé les traits de graines anciennes conservées en banque de graine par les conservatoires botaniques et les bleuets contemporains, montrant que l'espèce subit une évolution génétique rapide qui concerne des traits importants pour l'espèce[4].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Organes reproducteurs :
  • Graine :
  • Habitat et répartition :
    • Habitat type : annuelles commensales des cultures acidophiles, mésohydriques, mésothermes
    • Aire de répartition : cosmopolite

Données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Cyanus arvensis Moench, Methodus 561. 1794, nom. illegit.
  • Cyanus cyanus (Linnaeus) Hill, Hort. Kew. 64. 1768, nom. inadmiss.
  • Cyanus segetus Hill, Veg. Syst. 4: 29. 1762.
  • Cyanus vulgaris Delarbre, Fl. Aubergne, ed. 2. 203. 1800, nom. illegit.
  • Leucacantha cyanus (Linnaeus) Nieuwland & Lunell, Amer. Midl. Naturalist 5: 71. 1917.

Utilisations médicinale et culinaire[modifier | modifier le code]

Un bleuet des champs

La décoction de bleuet était prescrite en cas d'irritation des yeux et des paupières et pour lutter contre la conjonctivite, et plus généralement pour les inflammations de la peau et des muqueuses[5] et en cosmétologie.

Les fleurs comestibles s'utilisent dans les desserts (mousses, salades de fruits ou gâteaux).

Il se retrouve également dans le thé Lady Grey.

Le bleuet dans la culture[modifier | modifier le code]

Sous son ancien nom de barbeau, le bleuet est à l'origine du motif décoratif « au barbeau » (semis de fleurs) ou des « barbeaux » (bordures de fleurs en guirlande) très prisés sur les services de porcelaine ou de faïence, notamment chez les manufactures de Sèvres ou de Tournais, et qui ont eu la faveur de la reine Marie-Antoinette[6].

Le bleu bleuet ou bleu barbeau est une nuance de bleu tirant sur le gris.

Le bleuet de France porté à la boutonnière est le symbole de la mémoire et de la solidarité envers les anciens combattants, les victimes de guerre, les veuves et les orphelins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.especes.be/fr/2538
  2. P. Fournier, Les quatre flores de France, éd. P. Lechevalier, Paris, 1961
  3. J. Vallet, C. Mesnage, M. Rambaud, P. Lacroix, Etablissement d'une liste régionale et état des lieux des plantes messicoles en Pays de la Loire : contribution à la déclinaison régionale du plan national d'actions en faveur des messicoles, DREAL Pays de la Loire. Conservatoire botanique national de Brest / Conservatoire botanique national du Bassin parisien, 2013, 27 p.
  4. Thomann, M., Imbert, E., Engstrand, R. C., & Cheptou, P. O. (2015). Contemporary evolution of plant reproductive strategies under global change is revealed by stored seeds. Journal of evolutionary biology, 28(4), 766-778 (résumé)
  5. G. Millanvoye, Mini-encyclopédie des médecines naturelles, France Loisirs, Paris, 1986 ISBN 2-7242-2864-2
  6. Dictionnaire des motifs de la faïence fine imprimée en Belgique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]