Casilda de Tolède

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Casilda de Tolède ou Castille de Tolède a vécu en Espagne au XIe siècle. Née peut-être vers 1050 et morte après sa conversion en 1075. Elle est considérée comme sainte dans l'Église catholique.

Sainte Casilda de Tolède par Francisco de Zurbarán

Même si son nom figure dans les registres des saints des diocèses de Tolède et de Burgos, les détails de sa vie ne sont connus que par la tradition.

Vie[modifier | modifier le code]

Castille était une jeune musulmane, fille de Abu al-Hasan Yahya al-Ma'mun dit Al-Ménon II, l'émir de Tolède, alors capitale religieuse de l'Espagne islamique. L'enfant était connue par sa sollicitude envers les Chrétiens emprisonnés qu'elle allait souvent visiter à l'insu de son père[1]. Elle est la sœur de Hissem Hiaya Aldirbil qui succéda à Al-Ménon II en 1077.

La tradition raconte qu'un jour qu'elle allait leur apporter du pain, son père Al-Ménon II la surprit et la réprimanda, elle ouvrit alors son tablier qui ne contenait plus du pain, mais des roses[2] : on parle du miracle de Sainte Castille.

Plus tard, Castille tomba malade, d'un mal que les médecins du temps ne parvenaient pas à guérir. Ses amis chrétiens la conduisirent à la fontaine San Vincenzo à Briviesca, où elle fut miraculeusement guérie, la tradition indique que Castille se convertit alors au Christianisme, probablement vers 1075.

Elle vécut dès lors en ermite, près de la fontaine miraculeuse. Elle mourut centenaire, toujours dans son ermitage, où de nombreux miracles se produisaient.

Castille fut inhumée dans l'église de San Vincenzo, ses reliques ayant été transférées ultérieurement[3] dans un nouveau sanctuaire.

Vénération[modifier | modifier le code]

Sainte Castille (ou Sainte Casilde) vénérée à Briviesca, où se déroulait un pèlerinage.

Elle a été représentée par Murillo, Francisco de Zurbarán, et Francisco Bayeu, dans les riches habits de son époque.

Sa fête a été fixée au 9 avril.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Petit Livre des Saints (cité en sources)
  2. Ce miracle est récurrent dans de nombreuses hagiographies de saintes : Sainte Germaine, Élisabeth de Hongrie, etc.
  3. en 1750