Carlos Regazzoni

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Carlos Regazzoni
CarlosRegazzoni-JUL2005.jpg

Regazzoni dans son atelier rue Pajol, juillet 2005

Naissance

Comodoro Rivadavia, Patagonie argentine
Nationalité
argentin
Activité
Élève
Roman Alegre
Mouvement
Mécènes
Teresa de Anchorena
Œuvres réputées
Exposition Cent ans de l'aéronautique française

Carlos Regazzoni est un sculpteur et peintre argentin né en 1943 à Comodoro Rivadavia connu pour avoir squatté pendant dix ans les friches ferroviaires de la gare de l'Est à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Véhicule improbable
Tête d'alligator
Un dinosaure de récupération, 1997

Il est né en 1943 en Patagonie argentine, à Comodoro Rivadavia dans la province de Chubut. Il est lancé par la galerie d'artistes de Teresa de Anchorena.

En 1991, il se fait connaitre en France par le film de Franck Joseph, El Hábitat del Gato Viejo qui est primé à un festival de court-métrage. La SNCF s'intéresse à sa façon de récupérer le mobilier ferroviaire. Après plusieurs voyages à Paris, il finit par s'installer dans un hangar désaffecté dans le 18e arrondissement.

Pendant dix ans il transforme ce hangar en un atelier de 6000 m2 où s'accumulent peintures et fresques, sculptures, cuisines et salles de bain, bureaux et petits ateliers pour artistes de passage comme le sculpteur Paco Puyuelo[1] ou le photographe français Marc Lavaud.

Sa réputation d'artiste alternatif est reconnue et il est invité à participer à l'exposition sur les Cent ans de l'histoire aéronautique française. Cette manifestation correspond à une période commercialement faste.

En 2006, le projet de la ZAC Pajol le contraint de déménager ; il est invité à déposer ses ahurissantes sculptures dans un château de province à Fontaine-Française[2],[3].

Il retourne en Argentine et s'installe dans une zone industrielle abandonnée de Buenos Aires, dans le quartier de Retiro. Il retrouve son outil favori, la torche à acétylène. Il accueille régulièrement les visiteurs dans sa cantine[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Que ce soit à Paris pendant ses années de pseudo-résidence d'artiste ou bien en Argentine, dans ce qu'il appelle son château ferroviaire, les hangars désaffectés sont autant d'ateliers ou de lieux d'exposition qui abritent ses créations et son matériel de récupération ; quant aux wagons abandonnés, il les reconvertit en lieux d’habitation[5].

Il puise son inspiration dans la « puissance inimaginable de la ferraille » extraite de carcasses d'avions ou de trains. Les premiers héros de l’Aéropostale, Mermoz et surtout Saint-Ex, qui relièrent l’Argentine au reste du monde sur leurs capricieux Latécoère 28, sont aussi ses premiers héros personnels. Tout ce qui touche à l’idée de réseau est source d'émotion : « Avions et trains sont les plus grandes épopées de l’ère industrielle ».

L'homme dans la ville

Son monde est qualifié de dantesque, et il est souvent comparé à Dali tant pour son comportement outrancier que pour son mode de communication ou son rapport à l'argent. Il ne se reconnait aucun maître (esthétique). Le sculpteur argentin Roman Alegre, artiste plastique ferroviaire se dit son élève[6].

Depuis vingt ans à Buenos Aires[modifier | modifier le code]

Regazzoni et Pepino à Balcarce en 2011.

Ses ateliers en plein air ressemblent à un zoo métallique rouillé où insectes et oiseaux se faufilent parmi les monstres et les dinosaures. Parfois, au détour d'un hangar, un chevalier cousin de Don Quichotte veille, revêtu de son armure de récupération ou bien c'est un chauffeur casqué qui occupe l'habitacle d'une voiture de course mais ne participera à aucune compétition[7].

Collections et commandes publiques[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs œuvres sont exposées au Musée d'Art latino-américain de Buenos Aires et à Paris.
  • Projet pour la ville de San Carlos de Bariloche à la mémoire des indigènes de la région.
  • Le dinosaure de Pico Truncado, Patagonius Saurius, réalisé avec des rebuts de l'industrie pétrolière : commande de l'entreprise Bridas Sapic en 1997.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Paco Puyuelo, « Vernissage de l'exposition de mes dernières œuvres à la galerie Feuillantine 18 septembre 2014 », sur http://paco.puyuelo.net/, (consulté le 23 août 2016).
  2. Bouchard Kairos, « Un sculpteur insolite », (consulté le 23 août 2016).
  3. Mythes au logis, « L’ art contemporain dans le canton de Fontaine-Française », (consulté le 23 août 2016).
  4. F. P., « Carlos Regazzoni, sur les rails », Les Dijonnais du bout du monde... suite, sur BB46, (consulté le 23 août 2016).
  5. Lémi, « Carlos Regazzoni : le roi de la ferraille en son antre ferroviaire », sur Article 11, (consulté le 23 août 2016).
  6. Charles Mathieu-Dessay, « Le chien et son maître », CARLOS REGAZZONI plasticien multiple à Buenos Aires, sur Le Trait-d'Union, (consulté le 23 août 2016).
  7. Trip Teasser, « Le sculpteur ferroviaire de Buenos Aires », sur Trip Teaser, CARLOS REGAZZONI plasticien multiple à Buenos Aires, (consulté le 23 août 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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