CAMS 51

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CAMS 51 R3
Vue de l'avion.
Vue de l'avion.

Constructeur Drapeau : France Chantiers aéro-maritimes de la Seine (CAMS)
Rôle Hydravion de reconnaissance
Premier vol
Motorisation
Moteur Gnome et Rhône Jupiter 9Aa
Nombre 2
Type moteur en étoile
Puissance unitaire 380
Dimensions
Envergure 20,40 m
Longueur 13,78 m
Hauteur 5,00 m
Surface alaire 115,00 m2
Masses
À vide 3 300 kg
Maximale 5 200 kg
Performances
Vitesse maximale 216 km/h
Plafond 5 000 m
Rayon d'action 900 km

Le CAMS 51 est un hydravion militaire de l'entre-deux-guerres réalisé en 1926 en France par les Chantiers aéro-maritimes de la Seine (CAMS).

Conception[modifier | modifier le code]

Deux prototypes du CAMS 51 sont construits à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en 1926 :

  • le CAMS 51 R3 (Reconnaissance triplace), un hydravion militaire à ailes repliables (prototype n°001) ;
  • et le CAMS 51 C (Commercial), un hydravion de transport pour trois à cinq passagers (prototype n°002).

Engagements[modifier | modifier le code]

Le n°001 effectue son premier vol à Sartrouville (Yvelines) à la fin de l’année 1926. Il est ensuite convoyé à Saint-Raphaël (Var) pour essais officiels. Affecté au Centre Aéro-Maritime (C.A.M.) de Cherbourg, l’hydravion participe en août 1927 à une tournée de propagande dans les pays scandinaves. Re-motorisé à Saint-Raphaël avec deux Gnome et Rhône Jupiter 9 Akx de 480 ch, après un renforcement de sa coque, l’hydravion est utilisé expérimentalement sur l’océan Atlantique en 1928 sous l’immatriculation « F-AIMS ». Basé à Saint-Louis du Sénégal où il est convoyé par le lieutenant de vaisseau Louis Demougeot, il finit détruit par une tempête.

Le n°002, lui aussi motorisé par deux Gnome et Rhône Jupiter de 480 ch, est transformé en appareil de grand raid par ajout de réservoirs d’essence. Sa coque ayant donné des signes de faiblesse, elle sera renforcée ainsi que sur les types suivants. L’appareil reçoit l’immatriculation « F-AIMZ ».

Le à Saint-Raphaël, le lieutenant de vaisseau Paulin Paris bat sur cet hydravion le record du monde d’altitude pour hydravions lourds avec deux tonnes de charge à bord, en montant à 4 684 mètres.

Deux mois plus tard, entre le 11 et le , le LV Paris et l'officier des équipages Georges Bougault effectuent son bord du CAMS 51 C le trajet Berre-l'ÉtangBeyrouth (Liban), soit 2 300 kilomètres parcourus en 26 heures de vol, malgré une météo exécrable. Au retour, les aviateurs tombent en panne d'essence et sont obligés d'amerrir au large de l'Italie. Ils sont sauvés par un navire allemand qui prend leur hydravion en remorque jusqu'à Naples où l'appareil est remis en état de vol[1].

Le , le LV Paris décolle de Berre pour Saint-Louis du Sénégal, emportant du courrier pour l’Amérique du Sud. Transféré au Sénégal où il rejoint le n° 001, le n° 002 assure des rotations entre Saint-Louis et les Îles du Cap-Vert[2]. Il finira ferraillé en 1933.

Opérateurs[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « C'est l'hydravion du lieutenant Paris qu'un vapeur allemand a recueilli sur la côte ouest d'Italie », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  2. « L'hydravion à Las Palmas des Canaries », Ouest-France,‎ (lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Hartmann, « Les hydravions CAMS », sur La coupe Schneider et hydravions anciens. Dossiers historiques hydravions et moteurs (consulté le 24 novembre 2017).

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