Biosécurité

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Le mot Biosécurité est relativement polysémique. Il a des significations multiples plus ou moins nuancées selon les disciplines concernées.

La biosécurité désigne de manière générale l'ensemble de mesures préventives et réglementaires visant à réduire les risques de diffusion et transmission (accidentelles ou malveillantes) de maladies infectieuses dans les populations humaines, dans les cultures et chez le bétail, et donc les mesures de surveillance et contrôle des ravageurs (ex : mesures de quarantaine) des espèces exotiques envahissantes et les organismes vivants génétiquement modifiés (Koblentz, 2010).

Le terme est surtout utilisé dans le secteur de l'agriculture et de l'environnement.

Vers la fin des années 1990 en réponse aux craintes et menaces de terrorisme biologique, la biosécurité a englobé la prévention du vol de matériaux biologiques dans les laboratoires de recherche ou lors de leurs transport. Des mesures préventives combinent des systèmes de bonnes pratiques et de traçabilité, mis en place dans les laboratoires de biosciences pour empêcher les usages illégaux ou détournés d'agents pathogènes dangereux et de substances toxiques. Des formations et outils ont été spécifiquement produits pour les agents des douanes, de santé et les gestionnaires agricoles et de ressources naturelles pour prévenir la propagation de ces agents biologiques[1]

Les progrès technologiques ont fait que de nombreux projets civils de recherche en médecine et biotechnologies agricoles ont un potentiel d'usage militaires ou terroriste (« recherche à double usage ») ; des protocoles de biosécurité peuvent dans ces cas empêcher des matériaux biologiques dangereux de tomber dans les mains de parties malveillantes.

La National Academies of Science définit la biosécurité comme « la sécurité contre l'utilisation par inadvertance, inappropriée, ou intentionnellement malicieuse ou malveillante d'agents biologiques ou issus des biotechnologies potentiellement dangereux, y compris le développement, la production, le stockage ou l'utilisation d'armes biologiques ainsi que les pandémies ou épidémies émergente et les maladies épidémiques ».

La biosécurité nécessite une coopération de scientifiques, techniciens, décideurs, ingénieurs de sécurité, et des responsables de l'application de la loi.

La question de la biosécurité est abordée et définie par le « Protocole sur la biosécurité », qui institue un cadre réglementaire à l'échelle internationale pour concilier les impératifs commerciaux et la protection de l'environnement au regard de l'industrie de la biotechnologie qui connaît un essor rapide. Le protocole crée également un contexte favorable à l'utilisation sensée et respectueuse de l'environnement des biotechnologies, ce qui permet de tirer le maximum de leur potentiel tout en réduisant les risques pour l'environnement et la santé humaine.

Domaines concernés[modifier | modifier le code]

La biosécurité concerne la santé publique en général, mais aussi le domaine scientifique, avec par exemple l'élaboration des « Lignes directrices en matière de biosécurité » qui fixent certaines normes concernant la question de la sécurité en laboratoire liée à la culture de cellules et de virus animaux, ou traitant des problèmes de sécurité qui pouvaient surgir par suite de l'application des nouvelles techniques de génétique, comme les OGM (Organismes génétiquement modifiés).

La biosécurité fait aussi partie des domaines de recherche de l'anthropologie et de la philosophie.

Organisation[modifier | modifier le code]

Elle s'appuie sur les principes d'évaluation et de gestion du risque.

Selon un rapport[2] publié le 28 Octobre aux États-Unis par un groupe d'étude sur la biodéfense, co-présidé par l'ancien secrétaire américain à la sécurité intérieure Thomas Ridge et un ancien sénateur Joseph Lieberman, parrainé par un think tank (Hudson Institute) selon qui le gouvernement américain peut et doit mieux se préparer. Le rapport contient 33 recommandations adressées au gouvernement américain pour améliorer la biosécurité. Il veut tirer des leçons du dernier épisode Ebola et propose notamment de créer un bureau centralisée de la biosécurité et de porter davantage l'accent sur la détection des menaces biologiques via le renseignement et la surveillance [3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]