Bertrand d'Anduze
| Naissance |
Après |
|---|---|
| Décès |
Entre et |
| Famille | |
| Père |
Bernard IV d'Anduze (en) |
| Mère |
NN (d) |
| Conjoint |
Adélaïde de Roquefeuil (d) (à partir de ) |
| Enfants |
Bernard VI d'Anduze (d) Frédol d'Anduze Raymond Ier de Roquefeuil Bermond d'Anduze |
Bertrand ou Bernard d'Anduze (parfois Anduse) est un seigneur du XIIe siècle, issu de la maison d'Anduze, qui épouse l'héritière de la première maison de Roquefeuil (Rouergue).
Biographie
[modifier | modifier le code]Prénom
[modifier | modifier le code]La filiation de ce personnage n'est pas précisément connue. Les auteurs, selon l'analyse des actes, produisent des hypothèses qui diffèrent, notamment pour son prénom. L'usage du prénom Bernard, pourrait être soit une erreur, soit une corruption du prénom Bertrand en Bernard.
Il est ainsi appelé :
- Bernard
- Bertrand
- selon le Spicilège (1668), qui reproduit le pacte de mariage de son fils Raymond, avec Guillemette de Montpellier, il est désigné sous la forme Bertrand (Berhandum, Bertrandum, Bertrando, Bertrandus)[5].
- HGL (1879, col. XLIII)[6] ; Fabrège (1894)[7] ; Chapitre de Fréjus-Toulon[8] ; les sites thierryhelene.bianco.free.fr (2009)[9] ou fmg.ac/MedLands (2006-2021)[10].
Certaines généalogies le numérote Bernard V, notamment Bertier de Sauvigny[11],[9], le confondant probablement avec son frère aîné, selon la généalogie proposée par Malbos (1977)[4].
Origines
[modifier | modifier le code]Lina Malbos, auteure d'une étude généalogique sur la famille d'Anduze et Sauve (1977), indique que Bertand/Bernard serait le troisième fils du seigneur Bernard [IV] et de son épouse dont le nom reste inconnu[4]. Il a pour frères Bernard [V], seigneur d'Anduze, jusqu'en 1164, avant de se faire moine, et de Pierre Bermond, seigneur de Sauve[4]. L'auteure précise ainsi qu'« Entre 1166 [sic], un Bertrand a repris le fief. Des documents divers et sûrs nous apprennent qu'il est le troisième fils de Bernard IV et un frère cadet de Bernard V et de Pierre Bermond »[12]. A noter qu'elle ne mentionne pas les évêques Frédol et Bermond dans sa généalogie.
L'abbé Roche (1894), dans la notice généalogique consacrée à Bermond d'Anduze, évêque de Viviers (1222-1242), indiquait qu'il était le fils de Bernard-Bermond, seigneur d'Alais, et de Garsinde de Toulouse, fille du comte Pons, et qu'il avait pour frères, Raymond, Frédol († ), évêque de Fréjus (1165-1197), et Bermond († ), évêque de Sisteron (1174-1214)[3]. Les auteurs de l'Histoire générale de Languedoc (HGL, t. IV, col. LXVII) indiquaient qu'il était le frère de « Bernard Pelet, comte de Melgueil et Seigneur d'Alais » et concluait également que Bertrand était le frère de Frédol et de Bermond[1].
Hippolyte de Barrau (1854) indiquait que Bernard est le fils de Raymond d'Anduze, seigneur de Meyrueis[2].
Fulcran de Roquefeuil (2018), généalogiste familial et président de la commission des preuves de l'ANF, propose une filiation de Bertrand d'Anduze. Il est le fils de Bernard d'Anduze et de Sybille de Calmont d'Olt. Cela nous est indiqué par un acte du cartulaire de l'abbaye de Bonneval qui indique que le père du donateur avait fait construire l'église de Bonneval et que son oncle était Guillaume, évêque de Cahors. Hors le seul évêque de Cahors prénommé Guillaume à cette époque est Guillaume de Calmont d'Olt, ce qui nous permet de savoir précisément que sa mère était de la soeur de cet évêque. Ensuite Bernard d'Anduze, père de Bertrand, devenu veuf se remarie avec Ermengarde, vicomtesse de Narbonne[13][réf. à confirmer].
Seigneur
[modifier | modifier le code]Il serait entre autres en possession de la terre de Luc situé sur le causse Noir et à proximité de Meyrueis ainsi que de la viguerie de Portes, dans le diocèse d'Uzès[3],[10]. Malbos (1977) indique qu'il succèderait à son frère Bernard [V], entre 1164 et 1166, comme seigneur d'Anduze[12].
Il épouse Adélaïde (1130-1190)[1],[3], issue de la maison de Roquefeuil[10]. Le nom de jeune fille d'Adélaïde nous est confirmé par les archives de Doscares, extraites des archives d'Armagnac. Dans trois actes, plusieurs seigneurs font reconnaissance du castrum de Meyrueis et des ses dépendances à Raimond de Roquefeuil, fils d'Azalaïs qui est/fut femme de Bertrand d'Anduze. Ensuite deux actes actes datés respectivement de 1182 et 1185 sont encore des reconnaissance du castrum de Meyrueis et des ses dépendances à Raimond de Roquefeuil, mais cette fois-ci Raimond de Roquefeuil est dit fils d'Azalaïs de Roquefeuil. Elle serait ainsi la fille de Geoffroy de Roquefeuil et héritière de la baronnie de Roquefeuil, en Rouergue[2],[12],[14]. L'historien Gaujal (1839) mentionnait un Raimond de Roquefeuil[15]). Marc-Antoine-François de Gaujal (1839) ou Hippolyte de Barrau (1854) indiquaient comme date de mariage l'année 1129[2] (probablement 1109), tandis que Malbos (1977) indique vers 1150[4]. Malbos (1977) précise qu'en raison de l'obtention uniquement d'un apanage pour Bertrand, contrairement à ses deux frères aînés, ce mariage pourrait être une compensation[12]. Selon le contrat, il devra relever le nom de la famille de Roquefeuil[2]. Le couple semble avoir deux fils[12],[14]. C'est leur fils Raymond/Raimond qui prendra le nom de sa mère, et qui se mariera à la fille de Guilhem VII, seigneur de Montpellier[12],[14].
Roche (1894) indique qu'après son mariage Bertrand se serait retiré et aurai pris l'habit monastique jusqu'à sa mort vers 1171[3]. Malbos (1977) qui distingue ce Bertrand d'un frère aîné, considère que c'est ce dernier qui se fait moine, et que ce Bertrand, selon les actes, serait mort entre 1169 et 1171[12]. L'auteure précise que le dernier acte dans lequel il est mentionné comme seigneur d'Anduze date de l'année 1169, lors de la promesse de mariage de son fils Raymond[12]. Son autre fils, Bernard [VI], est qualifié de seigneur d'Anduze, en 1171[12].
Famille
[modifier | modifier le code]Bernard/Bertrand épouse Adélaïde (Azalaiz), probablement de Roquefeuil. Tout comme pour les origines familiales, la descendance fait en partie débat chez les auteurs.
Les auteurs[2],[3],[12],[14] s'accordent sur plusieurs fils. Cette filiation repose notamment sur un acte de reconnaissance de 1174 dans lequel Bernard [VI] se dit fils d'Adélaïde (Bernartz d'Andusa, filz d'Azalaiz)[16],[17]. Un second de 1189 mentionne les deux frères, Raymond et Bernard, fils d'Adélaïde[16].
- Raymond († apr. ), héritier du nom et des possessions de sa mère, auteur de la famille de Roquefeuil-Anduze), qui épouse de Guillemette de Montpellier, fille de Guilhem VII, seigneur de Montpellier, et de Mathilde de Bourgogne.
- Bernard [VI], dit dans un premier temps de Roquefeuil, puis d'Anduze, puis héritier du nom et des possessions de son père, sous le nom de Bernard VI.
- selon Barrau (1854)[2] et l'abbé Roche (1894)[3] il aurait épousé Eustorge.
- selon l'hommage à Aldebert/Aldebert d'Uzès, évêque de Nîmes (-75), Bernard [VI] se dit maître de l'Andusenc et du Salavès[16],[17].
Les auteurs de l'HGL (t. IV, col. LXVII) indiquaient que Le Laboureur, dans son Histoire manuscrite de la maison d'Anduze, mentionnait que le couple avait en plus des deux fils[1],[6] (cette filiation est celle présentée par la notice consacrée à Frédol, par le site du Chapitre de Fréjus-Toulon[8]), les deux évêques :
- Frédol († ), évêque de Fréjus (1165-1197).
- Bermond († ), évêque de Sisteron (1174-1214).
- Ce dernier est également ajouté par le site thierryhelene.bianco.free.fr (2009).
- L'analyse des témoignages relatifs au mariage de Marie de Montpellier avec le comte Bernard de Comminges, nous indiquent que l'évêque de Sisteron est le frère de Bernard d'Anduze[18].
Fulcran de Roquefeuil (2018), généalogiste familial, donne au moins six garçons, dont les deux suivants[13].
- Pierre-Bermond, marié en 1164 avec Ermessinde de Pelet, fille de Bernard Pelet, seigneur d'Alès et de Béatrix, héritière du comté de Melgueil. Un fils naquit de leur union et d'anciens mémoires indiquent que ce fils fut le père d'Hugues de Pujols. Le mariage de Pierre-Bermond et d'Ermessinde fut annulé pour raison de parenté et Ermessinde se remaria avec Raimond V, comte de Toulouse, en décembre 1172. Quant à Pierre-Bermond, il devint religieux et en 1226 il est religieux à l'abbaye de Mazan.
- Bertrand, qui possède l'avouerie de Tornac, puis devient seigneur de Sommières et de Fraissac.
Selon Barrau (1854)[2], l'abbé Roche (1894)[3] ou encore le site Internet de généalogie thierryhelene.bianco.free.fr (2009)[9], ils auraient eu également une fille Vierne, épouse Raymond de Pierre, seigneur de Ganges. Il s'agit d'une erreur. Les actes 225, 368 et 543 du cartulaire de Gellone, nous indiquent que Vierne, épouse de Raimond Pierre de Ganges, est la fille de Pons d'Agon.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Histoire générale de Languedoc, t. IV, 1872, col. LXVII, « Bernard Pelet, comte de Melgueil & Seigneur d'Alais, se soumet au comte de Toulouse. Il est excommunié. Maison d'Anduze », pp. 848-850 (lire en ligne).
- Hippolyte de Barrau, Documens historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue (vol.2), Rodez, , p. 278-279, 673-675.
- Auguste Roche, Armorial généalogique et bibliographique des évêques de Viviers. Vol.1, (lire en ligne), p. 209-221.
- Malbos 1977, p. 207.
- ↑ dom Luc d'Achéry, "Spicilegium", opera et studio Domni Lucae Acherii è Congragatione Sancti Mauri Monachi Benedicti, tomus Octavus, partie intitulée "Miscellanea epistolarum, chartarum, diplomatum, etc.", Parisiis (Paris), (lire en ligne sur Gallica), charte n°13 : pages 165 à 169.
- Histoire générale de Languedoc, t. VIII, 1879, col. XLIII, « Testament & mort de Guillaume VII, seigneur de Montpellier. Guillaume VIII, son fils, lui succède », pp. 46-48 (lire en ligne).
- ↑ Frédéric Fabrège, Histoire de Maguelone, Paris, A. Picard et fils, , 504 p., p. 431, note no 1.
- « Frédol d'Anduze o.s.b. (1165/6 - 12 septembre 1197) », sur chapitre-frejus-toulon.fr (consulté en ).
- « Les premiers sires d'Anduze », sur thierryhelene.bianco.free.fr, (consulté en ).
- MedLands, p. D. Seigneurs d'Anduze.
- ↑ Berthier de Sauvigny, Généalogie des Bermond d'Anduze, photocopie consultable aux AD83/côte BR34.
- Malbos 1977, p. 209.
- Fulcran de Roquefeuil, Histoire Généalogiques des Roquefeuil, , 548 p., pages 55 et 56
- Henri Vidal, « Les mariages dans la famille des Guillems, seigneurs de Montpellier », Revue historique de droit français et étranger, vol. 62, no série 4, , p. 231-245.
- ↑ Marc-Antoine-François de Gaujal, Études historiques sur le Rouerque, vol. 3, P. Dupont, (lire en ligne), p. 404.
- Malbos 1977, p. 209-210.
- Fonds : Original. 1174-75. 19 mars. Hommage rendu par Bernard d'Anduze à Aldebert, évêque de Nîmes, pour les châteaux de Montpesat, Leucate et Saint-Bonnet. Collection : Trésor des chartes (layettes) (755-1223); Cote : J//335. Archives nationales (présentation en ligne).
- ↑ (es) Martín Alvira Cabrer, Pedro el Católico, Rey de Aragón y Conde de Barcelona (1196-1213), Tome III, Institución Fernando el Católico, , ??.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Lina Malbos, « Étude sur la famille féodale d'Anduze et Sauve du milieu du Xe siècle au milieu du XIIIe siècle », Mémoires de l'Académie de Nîmes, vol. LX, (lire en ligne).
Liens externes
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- (en) Charles Cawley, « Toulouse - Northern & Eastern — Chapter 4. Comtes d'Uzes D. Seigneurs d'Anduze », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy), 2006-2021 (consulté en ), dont la notice (en) « Bertrand d'Anduze ».