Beretta 93R

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Beretta M93R)

Beretta 93 Raffica
Image illustrative de l'article Beretta 93R
Un Beretta 93R.
Présentation
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Type Pistolet mitrailleur
Munitions 9 mm Parabellum[1]
Fabricant Beretta
Période d'utilisation 1976[1]
Production 1970-1990
Poids et dimensions
Masse (non chargé) 1 129 g[1]
Longueur(s) 240 mm[1]
Longueur du canon 156 mm (frein de bouche inclus)[1]
Caractéristiques techniques
Cadence de tir 1 100 coups par minute (par rafale de 3 coups)[1]
Capacité 15 ou 20 coups[1]
Viseur Visée de fer

Le Beretta 93R (R pour Raffica : rafales) est la version automatique du Beretta 92, tirant par rafales de 3 coups. C'est l'héritier du Beretta M951R.

Il a été commercialisé en 1979 à la demande des services secrets italiens, mais n'est plus produit.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Beretta 93R fut développé en Italie fin des années 1970 a la demande des services secrets italiens à l'époque des Brigades rouges et, à la suite de l'assassinat de l'escorte d'Aldo Moro et de la période violente de la mafia. Ils leurs fallait une arme compacte et utilisable en voiture ; les PM 12 S étant difficilement dissimulables. Depuis ce massacre toutes les escortes italiennes gardaient les armes à la main mais le 93 r restait rare, les pm 12 restant l'arme favorite des escortes. Les ingénieurs de Beretta prirent le 92s comme base de départ mais cette arme n'a jamais vraiment trouvé sa place. Vue le succès très restreint du 93r la firme italienne décida de stopper la production en 86 ou 87. Cette arme n'étant pas très pratique et demandant beaucoup d'entrainement.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Beretta 93R fonctionne soit au coup par coup en simple action, soit en tir automatique par rafales de trois coups.

L'ensemble sélecteur/sûreté est placé sur la carcasse à l'arrière de la plaquette de crosse gauche. Il dispose d'un compensateur de relèvement à trois fentes verticales (premiers modèles) puis horizontales (dernières versions).

Il comprend une poignée métallique antérieure repliable fixée au pontet. Dépliée, elle permet au tireur de tenir l'arme à deux mains, en passant son second pouce dans le pontet agrandi à cet effet. Une crosse métallique pliante peut être fixée à la poignée par une rainure.

Il peut être alimentée par les magasins du Beretta 92, le cas échéant.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le Beretta 93R est visible en action aux mains de Jean-Paul Belmondo dans le film Le Marginal (1983) de Jacques Deray. On le retrouve aussi dans les mains du criminel Schneider dans Le Solitaire (1987) de Jacques Deray avec encore Jean-Paul Belmondo, ainsi que dans les mains d'Anne Parillaud dans Nikita (1990) de Luc Besson.

Mais également dans le film L'Ennemi public nº 1 (2008) de Jean-François Richet.

Il apparaît aussi dans RoboCop (1987) de Paul Verhoeven, servant de base à la fabrication de l'arme de service (sous le nom de « Auto-9 ») du RoboCop (Peter Weller).

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Dans la série Julie Lescaut, le Beretta 93R est présent dans l'épisode 83 (« Les Intouchables ») dans les mains du tueur Ferron.

Bande dessinée et manga[modifier | modifier le code]

  • Dans la série Crying Freeman, le Beretta 93R est utilisé par un chef yakuza dans le premier épisode.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans le light novel « Rougo ni Sonaete Isekai de 8-manmai no Kinka wo Tamemasu » dessinée par Touzai[2], le Beretta 93R est utilisé par Yamano Mitsuha.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Le Beretta 93R apparaît dans de nombreux jeux vidéo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g (en) Ian Hogg et Rob Adam, Jane's Guns Recognition Guide, Italie, HarperCollins, , 1re éd., 512 p. (ISBN 978-0-00-470979-6)
  2. « Rougo ni Sonaete Isekai de 8-manmai no Kinka wo Tamemasu », nautiljon.com (consulté le 19 avril 2020).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • R.L. Wilson, L'univers de Beretta. Une légende internationale, Editions Proxima, 2001 (traduction française d'un livre publié aux États-Unis en 2000).