Begonia salaziensis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Begonia salaziensis
Description de cette image, également commentée ci-après
Begonia salaziensis, cultivé au jardin botanique de Dresde
Classification APG III (2009)
Règne Plantae
Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
Clade Noyau des Dicotylédones vraies
Clade Rosidées
Clade Fabidées
Ordre Cucurbitales
Famille Begoniaceae
Genre Begonia

Nom binominal

Begonia salaziensis
(Gaudich.) Warb., 1894

Synonymes

  • Begonia aptera Roxb.[1]
  • Begonia mascariensis Bojer[1]
  • Mezierea salaziensis Gaudich.[1] [2]

Statut de conservation UICN

( CR )
CR D :
En danger critique d'extinction

Begonia salaziensis est une espèce de plantes de la famille des Begoniaceae. Ce bégonia endémique des Mascareignes est en danger critique de disparition. L'espèce fait partie de la section Mezierea. Elle a été décrite en 1841 sous le basionyme de Mezierea salaziensis par Charles Gaudichaud-Beaupré (1789-1854), puis recombinée dans le genre Begonia en 1894 par Otto Warburg (1859-1938). L'épithète spécifique salaziensis signifie « de Salazie », en référence à Salazie, une localité de La Réunion.

Description[modifier | modifier le code]

Cet arbrisseau peut atteindre 2,4 mètres. L'écorce des sujets jeunes est verte et devient grise en vieillissant. Ses branches sont droites ou courbées et ses stipules sont ovales ou en forme de lancettes, d'une longueur de 1,5 à 4,5 cm et d'une largeur de 0,5 à 1,5 cm. Ses pétioles vertes mesurent de 2,5 à 11 cm, ses feuilles, ovales et asymétriques, de 7 à 16 cm, pour 3,5 à 10,5 cm de largeur. Son inflorescence est de quinze fleurs par cyme. Les bractées vertes mesurent de 10 à 15 mm de longueur et de 6 à 10 mm de largeur. Les fleurs aussi bien mâles que femelles portent quatre périanthes de couleur blanche. Cultivé, il fleurit au bout de seize mois.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

L'espèce est originaire de l'île Maurice et de La Réunion [2].

Ce Begonia a été observé en 1837 à la Réunion et à Maurice au trou Kanaka où il est aujourd'hui disparu, ainsi que dans les environs de Bel Ombre. Il croît dans des forêts humides tropicales dans une terre riche d'humus et à flanc de montagne.

Il a été détruit par l'invasion de plantes introduites par l'homme et il n'en restait qu'une cinquantaine d'exemplaires à la fin du XXe siècle. Cette plante peut heureusement être cultivée et il est ainsi possible d'en observer dans différents jardins botaniques du monde.

Liste des variétés[modifier | modifier le code]

Selon Kew Garden World Checklist (22 mai 2013)[3] :

  • Begonia salaziensis (Gaudich.) Warb. (1894)

Selon Tropicos (9 mars 2017)[4] (Attention liste brute contenant possiblement des synonymes) :

  • variété Begonia salaziensis var. calleryana Merr.
  • variété Begonia salaziensis var. comorensis (A. DC. ex Warb.) L.B. Sm. & Wassh.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • N. Klazenga, J. J. F. E. de Wilde & R. J. Quene: Begonia sect. Mezierea (Gaud.) Warb., a Taxonomic Revision. Bulletin du Jardin botanique national de Belgique / Bulletin van de National Plantentuin van België, vol 63, N°3/4 (novembre 1994), pp. 263-312

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Iconographie :