Barbara Cartland

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Barbara Cartland
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Barbara Cartland en 1987.
Nom de naissance Mary Barbara Hamilton Cartland
Naissance
Royaume-Uni - Edgbaston
Décès (à 98 ans)
Royaume-Uni - Hatfield
Activité principale
Romancière
Distinctions
Dame commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique en 1991
Auteur
Langue d’écriture Anglais
Genres

Œuvres principales

Barbara Cartland, de son nom complet Mary Barbara Hamilton Cartland, née le à Edgbaston (ancienne ville faisant maintenant partie de Birmingham), morte le à Hatfield dans le Hertfordshire, est un écrivain britannique, et probablement l'auteur de romans d'amour ayant eu le plus de succès[réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle était l'aînée des trois enfants d'un officier de l'armée britannique, le major Bertram Cartland, et de son épouse, Mary — dite Polly — Hamilton Scobell. Bien qu'étant née dans le confort d'une famille aisée de la classe moyenne, elle connut, avec le reste de sa famille, quelques revers de fortune après le suicide de son grand-père paternel, James Cartland. Celui-ci, qui était financier et homme d'affaires, se suicida après une faillite, et son propre fils, le major Cartland, fut lui-même tué peu de temps après sur un champ de bataille de la Flandre au cours de la Première Guerre mondiale. La veuve du major Cartland fut alors contrainte d'ouvrir un magasin de vêtements à Londres, afin d'assurer l'éducation et la subsistance de ses trois enfants, dont les deux plus jeunes, Anthony et Ronald, devaient tous deux périr en 1940, à un jour d'intervalle, dans les combats de la Seconde Guerre mondiale.

Après avoir fréquenté le Malvern Girls' College puis Abbey House, un établissement éducatif situé dans le Hampshire, Barbara Cartland devint journaliste à succès au Daily Express, se spécialisant dans les chroniques de « potins ». Parallèlement, elle se lança dans la littérature populaire et publia son premier roman, Jigsaw (Puzzle en Français), en 1923 traduit en six langues.Dès lors, elle n'arrêta plus d'écrire et cette chronique amoureuse dans les beaux-quartiers n’est que le début d’une longue série de romans sentimentaux, aux intrigues récurrentes : de chastes jeunes filles rencontrent l’amour et la fortune auprès d’hommes virils qui finissent toujours par les épouser.

Selon une nécrologie publiée le dans le London Telegraph, Barbara Cartland aurait rompu ses premières fiançailles avec un officier des gardes, après s'être renseignée sur la vie privée de celui-ci. Elle se remit toutefois de sa déception et fut ensuite l'épouse, de 1927 à 1932, d'Alexander George McCorquodale, ancien officier de l'armée britannique et riche héritier, avec lequel elle eut une fille, Raine, élue « débutante de l'année » en 1947, et qui devait plus tard défrayer la chronique après être devenue la seconde épouse d'Edward Spencer, 8e comte Spencer et, par conséquent, belle-mère de Diana Spencer (future princesse de Galles), avec laquelle sa mésentente était publique.

Après son divorce, Barbara Cartland se remaria, en 1936, avec Hugh McCorquodale, cousin de son ex-mari, et soupçonné par celui-ci d'avoir été précédemment l'amant de Barbara durant leur mariage, ce qui fera d’elle la grand-mère par alliance de Lady Di. De ce second mariage naquirent deux garçons, Ian et Glen.Contrainte de partir en exil au Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale, elle est faite en 1941 commandant junior à titre honorifique du Women's Royal Army Corps, et devient responsable de l'assistance de 20 000 auxiliaires féminines militaires. Membre du parti conservateur, elle est conseillère municipale pendant neuf ans dans les années 1950, et mène par la suite de virulentes croisades contre l’homosexualité et la pornographie[réf. nécessaire].Connue pour son excentricité, Lady Cartland vit au Manoir Tudor de Camfield place, dans le Hertfordshire, à trente kilomètres de Londres, et continue à écrire de manière inlassable. En 1983, elle entre dans le Guinness Book des records pour le nombre de livres vendus, juste derrière la Bible.En 1988, Barbara Cartland a reçu la Médaille de Vermeil de la ville de Paris.C'est pourquoi elle fut surnommée «la reine incontestée du roman sentimental»,«la reine du roman à l'eau de rose» et même «l'autre reine d’Angleterre».

En plus d'être un auteur à succès, elle était connue pour une allure excentrique, son maquillage outrancier et son goût immodéré de la couleur rose, étant toujours vêtue de tenues vaporeuses de couleur pastel, mais aussi rose bonbon, arborant une coiffure très artificielle et très élaborée, ainsi qu'un maquillage presque outrancier — habituellement réservé aux comédiens jouant sur une scène de théâtre sous la lumière crue des projecteurs —, portant de très nombreux bijoux (colliers, bagues…) et généralement accompagnée de son chien pékinois.

En dépit de cet aspect du personnage, souvent considéré « ridicule » par ses extravagances, l'image de Barbara Cartland en tant qu'« expert » — auto-proclamé — de la romance en roman est renforcé par le considérable succès de ses ouvrages, dont le total des ventes dépasserait un milliard d'exemplaires[réf. nécessaire]. Elle laisse derrière elle, au moment de sa mort, 724 ouvrages et plus d’un milliard de livres traduits en 38 langues et vendus à travers le monde.

Après sa mort (le dimanche 21 Mai 2000 dans un paisible sommeil), on découvrit 160 romans d'elle encore inédits.

Caricature[modifier | modifier le code]

Barbara Cartland est caricaturée dans le film She-Devil, la diable de Susan Seidelman sorti en 1989. Meryl Streep joue le rôle de Mary Fisher, une romancière à succès qui emprunte beaucoup à Barbara Cartland mais aussi à Danielle Steel.

Le personnage de Barbara Cartland a également inspiré la bande dessinée Le rose vous va si bien de Véronique Grisseaux et Eva Rollin, parue en 2016 : BD qui lui rend hommage et la met en scène avec humour, en interaction avec les personnages d'une de ses histoires en cours d'écriture.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Toutes ses œuvres n'ont pas pu être traduites en français mais de nombreux titres ont été traduits.

Voir l'article Liste des livres de Barbara Cartland pour une liste non exhaustive de ses œuvres.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Cloud, (en), Barbara Cartland : Crusader in Pink, éditions Weidenfeld and Nicolson, Londres, 1979, 158 p. ° 16 p. de planches illustrées. — Biographie qui ne couvre pas les 21 dernières années de la vie de la romancière.
  • Tim Heald, (en), A Life of Love : Barbara Cartland, éditions Sinclair-Stevenson, Londres, 1994, 252 p. + 16 p. de planches illustrées, (ISBN 185619356X). — Biographie qui ne couvre pas les 6 dernières années de la vie de la romancière.
  • Gwen Robyns, (en), Barbara Cartland : an Authorised Biography, éditions Sidgwick & Jackson, Londres, 1984, 269 p. + 24 p. de planches illustrées, (ISBN 0283990228). — Biographie qui ne couvre pas les 16 dernières années de la vie de la romancière :
    • Éditions françaises : (fr), La Vie extraordinaire de Barbara Cartland (traduit de l'anglais par Hélène Totchilkine) :
      • Première édition : avec une préface de Alice Saunier-Seité ; éditions Tallandier, Paris, 1988, 418 p., (ISBN 2-235-01789-4), (notice BnF no FRBNF34989188) ;
      • Réédition au format de poche : avec une préface de Alexis Ovtchinnikoff et une postface de Barbara Cartland ; éditions J'ai lu, coll. « J'ai lu » no 5208, Paris, 1999, 317 p. + 4 p. de planches illustrées, (ISBN 2-290-05208-6), (notice BnF no FRBNF37046166).

Liens externes[modifier | modifier le code]