Banquet

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Banquet au XVe siècle.

Un banquet est un repas d'apparat où sont invités de nombreux convives.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'origine grecque, lors du symposion, il est pratiqué par les Étrusques et les Romains, et a été souvent représenté sur les fresques des tombes étrusques. Les convives sont allongés ou assis sur des lits disposés en cercle ou un « U »[1].

Festin d'Hérode, par Matteo Giovannetti, fresque du palais des papes d'Avignon.

Les tableaux anciens du Moyen Âge montrent que les aliments étaient servis sur une épaisse tranche de pain, elle-même posée sur un tranchoir en bois, en argent ou en or, le tranchoir finissant par désigner cette tranche de pain : associés à un couteau et un gobelet, des écuelles (faisant office de plat) et pichets sont soit alignés sur les tables à tréteaux, soit déposés sur une desserte[2].

La table d’honneur dressée sur une estrade, en usage du XIIe au XVIe siècle, est généralement située au fond des salles de banquets médiévaux, où le seigneur mange sur une table haute[3].

La décoration, qui se limite à la nappe - parfois ornée de brindilles et fleurettes aromatiques ou de surtouts de table[4] - aux récipients et aux plats servis, s'explique par le changement fréquent de services, voire de la table. Deux décorations de table apparaissent à la fin du Moyen Âge : sculptures en sucre, de type pièce montée (en Italie du XVe au XVIIIe siècle), et surtouts de table, appelés aussi centres de table, apparus à la Renaissance chez certaines grandes familles désirant montrer leur richesse[5].

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Le banquet est un lieu commun littéraire ; voir notamment, dans le Satyricon de Pétrone, roman du Ier siècle, le récit inséré connu sous le nom du « Festin chez Trimalcion » (Cena Trimalchionis ; peut-être une parodie du Banquet de Platon) ; et, au Moyen Âge, la Cène de Cyprien (Cena Cypriani), parodie de la Bible (selon les spécialistes, une reprise du festin évoqué dans l'Évangile selon Matthieu, 22, 1-14, ou une déformation comique de la Cène).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Xénophon 2014
  2. Edmond Faral, La Vie quotidienne au temps de Saint-Louis, 1942, p. 166.
  3. Élisabeth Latrémolière, exposition « Festins de la Renaissance », du 7 juillet au 21 octobre 2012, château royal de Blois.
  4. Athénée, Deipnosophistes [détail des éditions] [lire en ligne], Livre IV
  5. Bertrand Galimard Flavigny, chronique « Objets d’art : les surtouts de table », sur Canal Académie, 26 août 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (grc+fr) Xénophon (trad. François Ollier), Le Banquet. Apologie de Socrate., Flammarion, (1re éd. 1961) (ISBN 9782251003344), p. 47. 
  • (en) Ken Albala, The Banquet : Dining in the Great Courts of Late Renaissance Europe, , 248 p. (lire en ligne).
  • Marie Viallon-Schoneveld, Le Boire et le manger au XVIe siècle, Université de Saint-Étienne, , 286 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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