Matteo Giovannetti

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Matteo Giovannetti
Naissance
Décès
Activité
Lieu de travail

Matteo Giovannetti (v. 1322-1368) est un peintre italien du Trecento (pré-Renaissance du XIVe siècle italien).

Biographie[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Martial

Né à Viterbe, dans le Latium, Matteo Giovannetti fut marqué très tôt par les réalisations des frères Lorenzetti et de Simone Martini. Il y a rejoint ce dernier à la cour pontificale d'Avignon en 1343 et y devint un ami de Pétrarque.

Le pape Clément VI le fit travailler à la décoration du palais des papes d'Avignon où il dirigea des équipes de peintres venus de toute l'Europe[1]. À la mort de Martini, il fut chargé de la décoration des chapelles.

Il commença le la décoration de la chapelle Saint-Martial qui s’ouvre dans le Grand Tinel. Elle fut achevée le . Du 9 janvier au , il décora l’oratoire Saint-Michel. En novembre 1345, il débuta les fresques du Grand Tinel[N 1] qu’il termina en avril 1346. Puis en 1347, du au , il œuvra dans la salle du Consistoire, puis dans la chapelle Saint-Jean[2].

Vers 1355 il réalisa pour Innocent VI des fresques à la Chartreuse Notre-Dame-du-val-de-Bénédiction de Villeneuve-les-Avignon.

Peintre du pape jusqu'en 1367, il revient en 1368 à Rome, à la suite d'Urbain V. C'est la dernière mention que l'on ait de lui dans les sources[3].

Son œuvre[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Martial[modifier | modifier le code]

Détail Clément VI représenté en saint Martial.

Située au deuxième étage de la tour Saint-Jean, la chapelle Saint-Martial retrace, par ses peintures, les points forts de la vie de saint Martial. Matteo Giovanetti y travailla entre 1344 et 1345. Le sens de lecture de ces scènes va de haut en bas.

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

  • Saint Hermagore et un dévot et Saint Fortunat, vers 1345, Musée Correr à Venise, sont deux volets latéraux d'un triptyque dont le panneau central se trouverait dans une collection privée parisienne[4].
  • L'Ange et La Vierge de l'Annonciation, (H 0,41 ; L 0,22 m) v. 1345, Musée du Louvre, Paris. Extrémités supérieures des deux volets d'un triptyque aujourd'hui démembré qui fut sans doute peint à la cour d'Avignon pour un haut personnage italien[5].
  • Sainte Catherine d'Alexandrie et Saint Antoine abbé, faces extérieures du retable comprenant également les 2 tableaux précédents, conservés dans la collection Alana (Newark, Delaware)[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Castelnuovo, Un pittore italiano alla corte di Avignone. Matteo Giovannetti e la pittura in Provenza nel secolo XIV, Einaudi, 1991.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'histoire du Palais des Papes sur le site officiel
  2. Enrico Castelnuovo, op. cit.
  3. Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise, Editions Place des Victoires, (ISBN 978-2-8099-0019-4), p. 581
  4. Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise, Editions Place des Victoires, (ISBN 978-2-8099-0019-4), p. 93
  5. Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXe siècle, Musée du Louvre Editions, (ISBN 2-35031-032-9), p.255
  6. Grande Galerie - Le Journal du Louvre, dec. 2015/janv./fév. 2016, n° 34, p. 8. Mis en vente à Cologne en novembre 2014, le musée du Louvre n'a pas pu enchérir suffisamment pour les acquérir.

Références : Le Grand Tinel

  1. Malheureusement celles-ci furent détruites par l'incendie de 1413