Bagnoregio

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Bagnoregio
Blason de Bagnoregio
Héraldique
Bagnoregio
Piazza sant'Agostino
Noms
Nom italien Bagnoregio
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région du Latium Latium 
Province Viterbe 
Maire Francesco Bigiotti
Code postal 01022
Code ISTAT 056003
Code cadastral A577
Préfixe tel. 0761
Démographie
Gentilé bagnoresi
Population 3 678 hab. (31-12-2010[1])
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 37′ 48″ nord, 12° 05′ 21″ est
Altitude Min. 484 m
Max. 484 m
Superficie 7 263 ha = 72,63 km2
Divers
Saint patron San Bonaventura
Fête patronale 14 juillet
Localisation

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Liens
Site web http://www.comunebagnoregio.it/

Bagnoregio est une commune italienne d'environ 3 700 habitants, située dans la province de Viterbe, dans la région Latium, en Italie centrale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Bagnoregio était anciennement connu sous le nom de Bagnorea.Le toponyme dérive probablement de Balneum Regis, en référence à la présence d'eaux thermales aux propriétés thérapeutiques reconnues.

Ce nom est utilisé au moins depuis l'époque lombarde. Selon une légende, en effet, Didier de Lombardie (✝ 774) aurait été guéri d'une grave maladie grâce aux eaux thermales qui sourdaient près de Bagnoregio.

Quelques artefacts de l'époque préhistorique s'ajoutent aux nombreuses traces du passage de la civilisation étrusque (particulièrement la falaise du vieux Saint François) dans la zone de Civita di Bagnoregio. Bagnoregio se trouvait en effet dans le territoire de Velzna (Orvieto). Conquise par les Romains en 265 av. J.-C., peu avant la destruction de Velzna en 264 av. J.-C., la ville vit sa population croître en raison de l'exode des Étrusques vers un nouveau centre urbain, Bolsena, situé non loin de Bagnoregio. La proximité de la ville avec le Tibre et la Via Flaminia en fit un important hameau pour le commerce.

À la suite de la chute de l'Empire Romain, Bagnoregio fut dominée par les Wisigoths, les Goths, les Byzantins, les Lombards et les Francs (Charlemagne): ces derniers la remirent entre les mains des États papaux. L'Église soumit la population bagnorese à la seigneurie des contes Monaldeschi della Cervara, qui se révélèrent cruels et qui poussèrent la population à la révolte. Cette rébellion populaire aboutit par un changement de statut pour Bagnoregio, qui devint une commune libre vers 1160.

Bagnoregio connut la prédication franciscaine au XIIIe siècle et donna aux Franciscains celui qui sera par la suite reconnu comme leur second fondateur et un des plus grands théologiens médiévaux: Saint Bonaventure.

Les Monaldeschi tentèrent de reconquérir Bagnoregio avec la construction, débutée en 1318, du Château de la Cervara, détruit en 1457 par la population, encore une fois en révolte. Après un échec similaire des contes Baglioni du Castel di Piero, Bagnoregio choisit un gouverneur pontife même si elle devait pour cela renoncer à quelques-unes de ses libertés civilies. La ville resta ainsi directement dépendante des États pontificaux, qui eux trouvent leur compte dans ce partenariat grâce aux nombreuses constructions religieuses rappelant la vie de Saint Bonaventure. En 1870, enfin, Bagnoregio entre dans l'Italie unie.

Bagnoregio a été témoin de plusieurs épisodes reliés à la Campagne de l'Agro Romano pour la libération de Rome du pouvoir temporel de Pie IX en 1867. Un groupe de partisans de Garibaldi, menés par Giacomo Galliano et Girolamo Corsieri de Castiglione in Teverina, réussit à avancer jusqu'à Ronciglione, à l'intérieur du territoire des États pontificaux. De là, après une escarmouche avec les forces papales, les Chemises rouges se retirèrent pour se joindre à l'autre groupe de volontaires à Bagnoregio; pendant ce temps, d'autres troupes de Garibaldi occupaient Acquapendente, Farnese et Ischia. Dans la haute province de Viterbe, à San Lorenzo et Valentano, plusieurs batailles s'étaient menées au cours des jours précédents. Elles culminèrent avec celle de Bagnoregio du . La bataille se conclut par la victoire des troupes papales et les Chemises rouges se virent contraints d'abandonner Bagnoregio.

En 1922, un décret royal change le nom vernaculaire Bagnorea pour le plus ancien Bagnoregio.

En 1695, un tremblement de terre touche Civita, qui jusqu'alors était la Bagnoregio à proprement parler, et la sépare des deux autres hameaux de la ville, Mercato et Rota: cette dernière connaîtra depuis lors une forte croissance, puisque les habitants de Civita y déménagent progressivement, et deviendra l'actuelle Bagnoregio.

Bagnoregio a été le siège d'un diocèse depuis le VIIe siècle jusqu'à 1971, siège devenu titulaire en 1991.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]


Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Civita di Bagnoregio, Castel Cellesi, Vetriolo

Cività di Bagnoregio, extrémité de la ville, désertée et accessible seulement par une passerelle piétonnière

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bolsena, Castiglione in Teverina, Celleno, Civitella d'Agliano, Lubriano, Montefiascone, Orvieto, Viterbe (Italie)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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