Autosome

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Un autosome est un chromosome non sexuel (par opposition au gonosome qui lui en est un)[1].

Les autosomes sont formés de paires dont les membres ont la même forme, mais diffèrent des autres paires dans une cellule diploïde, alors que les membres d'une paire de gonosomes peuvent différer l'un de l'autre et ainsi déterminer le sexe.

La plupart des chromosomes d'un génome sont autosomes.

Chez l'Homme[modifier | modifier le code]

Chez l'humain, les cellules somatiques comptent 22 paires de chromosomes homologues (dits chromosomes autosomes), numérotés de 1 à 22, et deux chromosomes sexuels (appelés hétérochromosomes ou gonosomes : XY chez l'homme, XX chez la femme). Les deux chromosomes X de la femme sont homologues, cependant l'un d'eux est inactivé et se présente sous une forme condensée appelée corpuscule de Barr. Le chromosome Y n'est homologue que dans une petite région avec le chromosome X (= régions pseudo-autosomiques).

ADN autosomal[modifier | modifier le code]

L'« ADN autosomal » ou « ADN autosomique » (dont l'abréviation est « ADNa ») est le nom donné au code génétique (sous forme d'ADN) porté par les autosomes. Chez l'homme, l'ADN autosomal constitue donc de très loin la majeure partie de l'information génétique totale.

Grâce à d'importants progrès et gains de rendement dans le séquençage de l'ADN et l'informatisation du code génétique, l'étude globale de l'ADN autosomal a pris aujourd'hui une grande importance pour une nouvelle génération d'études génétiques dans certains domaines, comme en génétique des populations ou en paléogénétique. L'ADN autosomal permet de comparer globalement et précisément des génomes presque entiers, de déterminer leurs degrés de parenté et de déterminer des pourcentages de mélange génétique entre populations sans avoir forcement besoin d'un grand nombre d'échantillons des populations étudiées. Ce qui représente un progrès révolutionnaire par rapport aux anciennes méthodes fondées seulement sur l'ADN uniparental (l'ADN du chromosome Y et l'ADN mitochondrial, fournissant les marqueurs des haplogroupes) beaucoup plus restreint et peu représentatif du génome entier[2],[3]. Auparavant, l'ADN autosomal était étudié surtout de manière plus ciblée (sur certains gènes) ou plus globalement par l'étude du polymorphisme des microsatellites notamment.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Griffiths, Anthony J. F. (1999). An Introduction to genetic analysis. New York: W.H. Freeman. (ISBN 0-7167-3771-X).
  2. Ron Pinhasi et al., « The genetic history of Europeans », Trends in Genetics, vol. 28,‎ , p. 496–505 (lire en ligne)
  3. Michael Knapp et Michael Hofreiter, « Next Generation Sequencing of Ancient DNA: Requirements, Strategies and Perspectives », Genes, vol. 1,‎ , p. 227-243 (lire en ligne)