Auguste Salzmann

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Auguste Salzmann
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Nationalité
Activités

Auguste Salzmann, né le à Ribeauvillé (Alsace) et mort le à Paris, est un photographe français, qui se consacra principalement à l'archéologie et au Proche-Orient.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une riche famille d'industriels alsaciens, il commence sa carrière comme peintre, encadré par Henri-Gustave Saltzmann[1], et il vient exposer leurs œuvres au Salon de Paris en 1847, 1849 et 1850.

Outre les dessins de paysages et de scènes religieuses, il se consacre également à l'archéologie et la photographie. Dès son jeune âge, il développe un vif intérêt pour le Moyen-Orient, se rend en Italie et en Algérie avec son ami Eugène Fromentin, et visite l'Égypte en même temps qu'Auguste Mariette y fait de grandes découvertes (1850). En 1853, une mission lui est confiée, à sa demande, par le ministère de l'Instruction publique pour étudier les restes du passage des Hospitaliers de Saint-Jean sur l'île de Rhodes. Toutefois il ne part pas à Rhodes, et décide finalement de se rendre en Palestine, pris d'intérêt par[pas clair] les controverses levées en Europe sur les résultats de Félicien Saulcy autour de la datation des remparts de Jérusalem. Il y prend 200 calotypes, utilisés pour appuyer les allégations de Saulcy en ce qui concerne l'âge de nombreux bâtiments existants dans la ville. Ces images sont souvent considérées comme la première application de la photographie dans les travaux archéologiques. Mais il doit interrompre son voyage pour cause de maladie.

Ses photographies sont publiées dans un album en 1856, qui ne connaît qu'un succès mitigé.

On lui doit également des travaux photographiques sur la nécropole de Camiros à Rhodes en 1859[2], et de nouveaux calotypes de Jérusalem en 1863, où il retourne avec Saulcy.

Publications[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De nombreuses sources, mélangeant leurs travaux, font d'Henri-Gustave le frère d'Auguste Salzmann, ce qui n'est pas le cas comme l'a démontré Christian Charles Emig, voir Cousinages illustres : avec le peintre-dessinateur Henry Gustave Saltzmann, né à Colmar.
  2. Nécropole de Camiros, journal des fouilles exécutées dans cette nécropole pendant les années 1858 à 1865, A. Detaille, Paris, 1875, disponible sur Gallica [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lise Brossard-Gabastou, Auguste Salzmann, 1824-1872 : pionnier de la photographie et de l'archéologie au Proche-Orient, Paris, l'Harmattan, 2013, coll. Historiques, série Travaux
  • Nicolas Mengus et Jean-Marie Schmitt, « Auguste Salzmann », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 32, p. 3358

Liens externes[modifier | modifier le code]

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