Astrologie égyptienne

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Les ouvrages portant sur la civilisation égyptienne antique n'évoquent pas de rituels ou de croyance à proprement parler astrologiques. La croyance dans le pouvoir des prêtres, notamment dans certaines capacités divinatoires (crues du Nil, etc) est cependant avérée.

Les anciens Égyptiens pensent que « les étoiles peuvent exercer une influence directe sur le cours des affaires humaines, mais la Babylonie avait beaucoup plus à offrir que l'Égypte »[1].

La corrélation d'Orion est une théorie proposée par certains égyptologues (comme Selim Hassan) ou archéo-astronomes (comme Robert Bauval), selon laquelle il existerait une corrélation entre la position des pyramides d'Égypte et la position des étoiles, notamment entre les trois pyramides de la nécropole de Gizeh (pyramide de Khéops, pyramide de Khéphren, pyramide de Mykérinos) et les trois étoiles centrales de la constellation d'Orion (δ Orionis, ε Orionis et ζ Orionis) – constitutives de l'astérisme appelé Baudrier d'Orion.

L'astrologie égyptienne est surtout d'époque hellénistique (après Alexandre le Grand). Le trait principal est la division du zodiaque en trente-six segments de dix degrés : les décans.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Textes[modifier | modifier le code]

  • François-Joseph Chabas (éd.), Le calendrier des jours fastes et néfastes de l’année égyptienne (Papyrus Sallier, IV), Paris, 1870.
  • O. Neugebauer et R.A. Parker, Egyptian astronomical texts, Providence (Rhode Island), 1960-1969.
  • Josef Kroll, « Salmeschiniaka (Livre des nativités ? ; 200 av. J.-C. ?) », Pauly-Wissowa : Real-Encyclopädie der classischen Altertumswissenschaft, Suppl. V, col. 843-846,‎ publié le
    Le plus ancien traité d'astrologie individuelle gréco-égyptienne.

Études[modifier | modifier le code]

  • Franz Cumont, L'Égypte des astrologues, Bruxelles, 1937.
  • Kakosy, "Decans in late-Egyptian religion", in Oikumene, 3 (1982), p. 163-191.
  • R. A. Parker, Ancient Egyptian Astronomy, in F. R. Hodson (dir.), The place of astronomy in the ancient world, Londres, 1974, p. 51-65.
  • Cahiers de la bibliothèque copte VIII.— Études coptes IV. Quatrième Journée d’Études, Strasbourg 26-27 mai 1988, Louvain-Paris 1995. L. Motte, « L’astrologie égyptienne dans quelques traités de Nag Hammadi » [textes gnostiques], p. 85-102.
  • Ph. Derchain, « Essai de classement chronologique des influences babyloniennes et hellénistiques sur l'astrologie égyptienne des documents démotiques », dans J. Nougayrol (ed.), La divination en Mésopotamie ancienne et dans les régions voisines, Paris, 1966, p. 147-158.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Garth Fowden, Hermès l'Égyptien, trad., Les Belles Lettres, 2000, p. 107.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]