Astrologie arabe

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L'astrologie arabe est historiquement une traduction des Textes grecs dont ceux de Claude Ptolémée, astrologue et astronome, comme le Tetrabiblos, puis une autre et nouvelle astrologie s'affranchissant des figures humaines et animales des signes du zodiaque traditionnels.

Zodiaque arabo-musulman.jpg

Dans l'Histoire : les éminents savants et astrologues arabo-musulmans du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pendant des siècles, les Arabes traduisirent les travaux astrologiques de la civilisation grecque et en adaptèrent la même représentation, même si l'astrologie arabe est différent à quelques détails près. C'est au cours des Croisades que l'astrologie arabo-grecque se répandit en Occident de manière plus large.

D'illustres astrologues arabo-musulmans marquèrent l'histoire de l'astrologie, par exemple :

  • Al-Kindi (ou Alckinde, Ja'kub ibn Ishak al-Kindî), vers 800-870. L'un des pères de l'astrologie arabe, il exerçait à Bagdad ; professeur d'Albumasar ; 90 écrits traitant d'astrologie et d'astromédecine sont connus par leurs traductions latines.
  • Hunein, Isaac ibn, IXe siècle. Astrologue arabe et auteur de la plus ancienne traduction connue du Tetrabiblos de Ptolémée.
  • lbubater, Alkasan (Abu Bakr al-Hasan), début du IXe siècle. Astrologue arabe dont deux écrits sur l'astrologie natale nous sont connus par leurs traductions latines.
  • Albumasar (ou Aboassar, Abu Ma'shar al-Balkhi), vers 805-886. Astrologue islamique du Khorasan (Iran) exerçant à Bagdad, très estimé de l'Europe médiévale ; il écrivit un traité complet d'astrologie ainsi que des tables astronomiques et un ouvrage sur les grandes conjonctions; 27 de ses écrits astrologiques en arabe ont été traduits en latin[1].
  • Albohali, Alkhait (Yahya ibn Ghalib Aku'Ali al-Khaiyat), vers 850. Astrologue arabe dont l'astrologie natale nous est parvenue grâce à des traductions latines.
  • Alcabitius (Abd al-Aziz ibn Uthman ibn Ali, Ubu asSakr al-Quabisi), mort vers 967. Remarquable astrologue arabe travaillant à Mossoul ; huit de ses écrits astrologiques ont été traduits en latin.
  • Embrani, Ali (Ali ibn Ahman al-imrami), +/- 955. Astrologue arabe exerçant à Mossoul ; ses écrits sur l'astrologie horaire et les élections nous sont parvenus sous leurs traductions latines.

L'astrologie des armes[modifier | modifier le code]

Le Zodiaque traditionnel a toujours représenté des animaux ou des humains; cette représentation s'opposant à l'Islam, il existe une astrologie spécifiquement arabe, dont les signes sont représentés par des armes[2]. Ces armes renseigneraient sur l'attitude d'un individu face à l'existence, considérée comme un combat.

Les nouveaux signes astrologiques arabes sont au nombre de neuf :

  • Couteau (20 mars – 1er mai)
  • Poignard (2 mai – 15 juin)
  • Lance (16 juin – 22 juillet)
  • Fronde (23 juillet – 4 septembre)
  • Épée (5 septembre – 14 octobre)
  • Masse de fer (15 octobre – 23 novembre)
  • Arc (24 novembre – 3 janvier)
  • Massue paysanne (4 janvier – 10 février)
  • Coutelas (11 février – 19 mars)

Arabic machine manuscript - zodiac - Anonym - Ms. or. fol. 3306.jpg

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • R. Ambelain, Retour à Samarcande, l'ancienne astrologie arabe, éd. Robert Laffont, 1993.
  • P. Delsol, Horoscopes Arabes, éd. Mercure de France, 1971.
  • R. Zoller, La clé perdue des prédictions: Les parts arabes en astrologie, Dervy, 1982.

Article connexe[modifier | modifier le code]