Araceae

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La famille des Araceae comprend quelque 3500 espèces réparties en une centaine de genres.

Ce sont des plantes monocotylédones, arbustes ou plantes herbacées, parfois arborescentes des régions sub-tropicales, tropicales, et, en nombre réduit, des régions tempérées. On peut citer en France le gouet tacheté (Arum maculatum). Appartient à cette famille l'arum titan (Amorphophallus titanum), originaire de Sumatra, la plus grosse inflorescence de cette famille. Pour la première fois en France, une floraison a été obtenue en juillet 2003 au conservatoire botanique de Brest.

De nombreuses espèces de cette famille sont utilisées pour leur qualité ornementale en plantes d'appartement (genres Anthurium, Dieffenbachia, Monstera). Rares sont celles cultivées à des fins alimentaires, on peut citer le taro plante du genre Colocasia, le taro géant des marais (genre Cyrtosperma) ou le faux philodendron Monstera deliciosa. Pour Sauromatum, voir Typhonium.

Les quelques espèces du genre Acorus, initialement placées dans la famille des Aracées, en ont été récemment retirées et placées dans celle des Acoracées. Ces plantes de zones uliginaires sont actuellement considérées comme les monocotylées les plus primitives.

La classification phylogénétique incorpore les Lemnacées dans cette famille. Ces plantes très simplifiées, qui n’ont que quelques feuilles minuscules, voire l'absence de racines, possèdent une inflorescence réduite à l’extrême, qui n’est constituée que de deux ou trois fleurs, avec uniquement une étamine ou un pistil.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les Aracées possèdent une inflorescence typique, qui est constituée d’un spadice (axe d'inflorescence), sur lequel sont placées de minuscules fleurs, et d’une large bractée, appelée spathe. Chez certaines espèces, comme les Anthurium ou Zantedeschia aethiopica, l’arum blanc des fleuristes, le spadice est recouvert de fleurs sur toute sa longueur. La spathe est soit complètement étalée (Anthurium) soit repliée en forme de cornet ; sa portion inférieure protégeant ainsi la base du spadice (Zantedeschia).

Chez d’autres espèces, comme celles du genre Arum, les fleurs sont présentes uniquement sur la partie inférieure du spadice et sont cachées dans un repli de la spathe. Lorsque les fleurs femelles sont réceptives, la partie supérieure du spadice émet une odeur, qui attire les insectes pollinisateurs. Certaines espèces comme Arum creticum répandent une odeur agréable. D’autres, qui sont pollinisées par les mouches ou d’autres insectes nécrophages, ont une odeur plus ou moins prononcée de viande avariée ou de fumier. Un groupe de fleurs stériles filamenteuses présent à hauteur d’un rétrécissement de la spathe fonctionne comme une trappe. Il laisse entrer les insectes couverts de pollen provenant d’une autre inflorescence et les retient prisonniers pour qu’ils assurent la fécondation. Les fleurs mâles s’ouvrent ensuite. Les fleurs filamenteuses se flétrissent, libérant alors les insectes couverts de pollen, qui pourront, en visitant une plante voisine, assurer une pollinisation croisée.

Diverses espèces d’aracées, dont le spectaculaire arum titan Amorphophallus titanum de Sumatra, espèce géante présente dans les serres de quelques jardins botaniques, ont éveillé l’imagination de populations primitives et étaient – sont parfois encore – considérées comme des symboles phalliques. Ainsi Arum maculatum, l’arum tacheté de nos régions, est appelé en anglais ‘cuckoo pint’ – de l’anglo-saxon ‘cucu pintle’, littéralement ‘phallus erectus’. Typhonium venosum (Syn. Sauromatum venosum), l’arum cornu du sud de l’Himalaya, est appelé aussi ‘voodoo lily’. Ses tubercules, qui sont parfois présentés pour fleurir à sec à l’intérieur, génèrent une inflorescence « diabolique » à long spadice violet entouré par une spathe jaunâtre à taches pourprées. Cette espèce spectaculaire répand une odeur nauséabonde ; ce qui fait qu’on s’en débarrasse souvent rapidement…

Liste des genres[modifier | modifier le code]

Selon Kew Garden World Checklist (30 août 2012)[1][modifier | modifier le code]

Selon Angiosperm Phylogeny Website (17 mai 2010)[2][modifier | modifier le code]

Selon NCBI (14 avr. 2010)[3][modifier | modifier le code]

Selon DELTA Angio (14 avr. 2010)[4][modifier | modifier le code]

Selon ITIS (14 avr. 2010)[5][modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Deni Brown, Aroids – Plants of the Arum Family (seconde édition), Timber Press, 2000 (ISBN 0-88192-485-7)
  • Réginald Hulhoven, Les arums et autres aracées des régions tempérées, Les Jardins d'Eden, 17: 16-23, 2003

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi Lemnaceae.