André-Antoine Ravrio

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André-Antoine Ravrio
André-Antoine Ravrio.jpg
Portrait de Ravrio par Riesener.
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Père-Lachaise - Antoine André Ravrio 01.jpg
Vue de la sépulture.

André-Antoine Ravrio, né le à Paris et mort dans la même ville le , est un bronzier et goguettier français, auteur de nombreux bronzes, poèmes, chansons et quelques vaudevilles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Habile fondeur, le père de Ravrio était généralement estimé par sa droiture et ses talents, et sa mère, appartenait à la famille Riesener, avantageusement connue dans les arts industriels et libéraux[1]

Reçu maître fondeur en 1777, Ravrio s'installe à son compte en 1790. Il devient célèbre en fournissant des bronzes d'ameublement pour une clientèle prestigieuse, notamment l'empereur Napoléon 1er.

Aux côtés de Talma, Carle Vernet, Firmin Didot, Désaugiers, Cicéri, il participe aux activités de la Société de la Goguette[2].

En 1805 il publie une chanson : La rue des Bons-Enfants, qui fait allusion à une société bachique dont il est membre et qui paraît être celle de la Goguette. Il a également composé une autre chanson intitulée La Goguette, qui témoigne de l'esprit joyeux qui anime cette société.

Le sculpteur Louis-Alexandre Romagnesi s'est vu commander plusieurs ouvrages par la maison Ravrio[3]. Les ornements de la tombe du fondeur lui sont dus.

Ravrio, après avoir dessiné et modelé à l'Académie, s’est formé à la pratique de son art et la perfection de ses ouvrages, et a étendu sa réputation dans toute l'Europe. Ses connaissances variées, ses qualités personnelles favorisèrent beaucoup ses relations commerciales, et le firent agréer dans plusieurs sociétés littéraires et de bienfaisance[1].

Il a fait jouer plusieurs vaudevilles qui ont eu du succès, et a publié pour ses amis deux volumes de poésies fugitives pleines de facilité, de sentiment et d'esprit[1].

Il fonde un prix de trois mille francs pour la découverte d'un moyen de prévention des dangers de l'emploi du mercure dans la profession de doreur sur métaux. Le savant Jean-Pierre-Joseph d'Arcet, qui a remporté le prix, a fait de l'heureux résultat de ses recherches à d'autres professions aussi dangereuses pour ceux qui les exercent, que l'était auparavant celle de bronzier-doreur[1].

Il est enterré à Paris au cimetière du Père-Lachaise [4],[5].

Son cousin le peintre Henri-François Riesener a peint son portrait, aujourd'hui conservé au musée du Louvre.

Publications partielles[modifier | modifier le code]

  • Mes délassemens, ou Recueil de chansons et autres pièces fugitives composées pour mes amis, Impr. de Ballard, 1805.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d F.-G.-T de Jolimont (dessinés d'après nature, lithographiés et décrits par F.-G.-T de Jolimont, ex-ingénieur employé au cadastre, auteur de plusieurs ouvrages architectonographiques), « Ravrio », Les Mausolées français. Recueil des tombeaux les plus remarquables par leur structure, leurs épitaphes ou les cendres qu'ils contiennent, érigés dans les nouveaux cimetières de Paris, Firmin-Didot,‎ (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2020).
  2. Arthur Martin Dinaux, revu et classé par Gustave Brunet, « Société de la Goguette », Les sociétés badines, bachiques, chantantes et littéraires : leur histoire et leurs travaux, Librairie Bachelin-Deflorenne,‎ , p. 383-385.
  3. Biographie Romagnési sur Gallica.
  4. 10e division
  5. François Marie Marchant de Beaumont, Manuel et itinéraire du curieux dans le cimetière du Père la Chaise, Paris, Emler frères, (lire en ligne), p. 104

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