Amir Taheri

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Amir Taheri, 2011

Amir Taheri est un journaliste iranien basé en Europe, qui écrit essentiellement à propos du Moyen-Orient et sur le terrorisme islamiste. Il est membre de Benador Associates, une firme de relations publiques dont les clients sont principalement néo-conservateurs. Taheri est aussi un collaborateur fréquent de la revue Politique internationale, dirigée par Patrick Wajsman[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Amir Taheri a été rédacteur en chef du quotidien Kayhan de Téhéran de 1972 à 1979, sous le régime du Chah Mohammad Reza Pahlavi. En 1989, il publie Nest of Spies à propos de la chute du régime du Chah et de la Révolution iranienne. Mais le chercheur Shaul Bakhash, professeur d'histoire à George Mason University et ancien fellow à l'Institute for Advanced Study de l'université de Princeton, l'accuse dans The New Republic d'avoir cité des sources non-existantes et, lorsque celles-ci étaient véritables, de les avoir déformées[2]. En 2005, Taheri prétend dans une colonne du New York Post que l'ambassadeur iranien à l'ONU, Javad Zarif, avait participé alors qu'il était encore étudiant à la prise d'otages de 1979 à l'ambassade américaine à Téhéran — information démentie à son tour par le professeur Dwight Simpson, enseignant à la San Francisco State University[2]. Celui-ci déclare en effet qu'à cette époque, Javad Zarif était son assistant à San Francisco[2]. Le New York Post n'a pas jugé utile de publier le démenti de Dwight Simpson[2].

Le 19 mai 2006, le journal canadien National Post publie deux informations, l'une de Taheri qui affirme, à tort, que le Parlement iranien est en passe de voter une loi qui « envisage des codes vestimentaires pour les minorités religieuses, chrétienne, juive et zoroastrienne, qui seront obligées d'adopter des couleurs les rendant publiquement identifiables[3] ». Le National Post se rétracte quelques heures plus tard après la publication de l'article sur son site web, et blame Taheri pour avoir diffusé une fausse information[4],[5]. Le 24 mai, le National Post publie ses excuses[6]. Taheri maintient sur son blog ses positions[7].

Taheri faisait partie des experts convoqués par George W. Bush à la Maison Blanche le 30 mai 2006 pour discuter de la situation en Irak[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]