Amédée de Failly
| Ministre de la Défense | |
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| Père |
Baron Antoine de Failly (d) |
| Mère |
Marie Jeanne van Volden de Santberg (d) |
| Enfant |
Victor de Failly (d) |
| Grade militaire | |
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| Distinction |
Amédée de Failly né le à Bruxelles et décédé dans la même ville le , est un militaire et un homme politique belge.
Biographie
[modifier | modifier le code]Origines et vie privée
[modifier | modifier le code]Amédée Jean Marie Ghislain de Failly[1] est le fils de Henri Louis Antoine de Failly et de Marie Jeanne Josephine Ghislaine van Velden, était issu d'une famille originaire de la Champagne, qui obtint reconnaissance de noblesse en 1667 et 1668. Amédée ne sollicita pas de reconnaissance de noblesse sous le royaume uni des Pays-Bas. Ce n'est qu'en 1857 que ses quatre fils obtinrent une telle reconnaissance, mais ils négligèrent de lever les lettres patentes. Ce fut enfin le seul survivant des quatre, Victor de Failly qui obtint reconnaissance de noblesse avec le titre de baron.
Ce dernier, Victor de Failly (nl) (La Haye - Strijtem ) épousa en 1863 la comtesse Elisabeth de Goltstein (de) (Geilenkirchen - Strijtem 15 oktober 1927) et fut conseiller d'ambassade et bourgmestre de Strijtem. Ils sont les aïeux de la branche prussienne (1886) puis belge (1919) des barons von/de Failly-Goltstein (éteinte en 1954).
Amédée de Failly épousa Agathe van Singelandt et ils eurent une fille et quatre fils, Oscar, Arthur, Alexandre et Victor susmentionné.
Carrière militaire
[modifier | modifier le code]Empire français
[modifier | modifier le code]Il étudie à l'école militaire de Fontainebleau et en sort le avec le grade de sous-lieutenant au 12e régiment d'infanterie légère.
Il participe à la campagne de Prusse et de Pologne (1806-1807), se distingue à la bataille d'Eylau et est blessé d'un coup d'obus à l'épaule gauche au siège de Dantzig le . Il passe à l'armée d'Espagne, fit avec elle les campagnes de 1808 et de 1809, et ayant été promu lieutenant le , il passe à l'armée d'Allemagne.
Il retourne ensuite en Espagne et pren part aux campagnes de 1810, 1811 et 1812. Il participe à la prise de Lambier, le , où il est blessé d'un coup de feu à la tête, et au combat de Lerma, où il reçoit une nouvelle blessure à la jambe droite. Le , il obtient le grade de capitaine au 15e régiment d'infanterie légère. Rentré en France, il y fait encore les campagnes de 1813 et de 1814 et obtint l'étoile de la Légion d'honneur par un décret impérial du [2]. Le , il devient chef de bataillon.
Royaume uni des Pays-Bas
[modifier | modifier le code]Rentré dans sa patrie après la chute de l'empire, le baron de Failly est admis dans les forces armées du royaume uni des Pays-Bas le avec le grade de colonel commandant le 5e bataillon de chasseurs. Le , il est nommé colonel commandant la 5e afdeeling d'infanterie[3] et, en 1829, le roi Guillaume lui confère la décoration de l'Ordre du Lion néerlandais.
Lorsque la révolution belge éclate, il fait partie du corps d'armée mobile réuni par le chef d'état-major de l'armée, le général Jean-Victor Constant de Rebecque, qui lui confie le commandement du deuxième régiment de la 1re brigade d'infanterie[4], sous les ordres du général-major Abraham Schuurman, dans le but d'attaquer Bruxelles et Louvain, lors des Journées de Septembre.
Royaume de Belgique
[modifier | modifier le code]Après l'indépendance de la Belgique, proclamée le , Amédée de Failly choisit, comme bon nombre de soldats « belges » de se ranger du côté du nouveau royaume et de rejoindre les forces armées belges, engagées dans la guerre belgo-néerlandaise. Il donne sa démission du service des Pays-Bas le et est rapidement nommé général-major et commandant la province d'Anvers.
Peu de mois après, le régent de Belgique, Érasme-Louis Surlet de Chokier, l'appele aux difficiles fonctions de ministre de la Guerre (). Il entre en fonction le 1er juin. Ministre de Joseph Lebeau, il s'oppose au parti rattachiste francophile et soutient la candidature de Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha en tant que premier roi des Belges.
Dès que celui-ci arrive en Belgique, Lebeau démissionne et le roi désigne Félix De Muelenaere pour former un nouveau gouvernement dans lequel il reprend son poste de ministre de la Guerre le . Il accompagne le roi dans ses inspections de diverses installations militaires.
Six jours après la formation du cabinet De Muelenaere, les Pays-Bas rompent l'armistice et déclenchent la campagne des Dix-Jours. De Failly dirige l'état-major belge et organise la résistance aux côtés de Léopold Ier. Comme les troupes belges reculent rapidement devant l'armée néerlandaise, Amédée de Failly est l'objet de nombreuses critiques. Le bruit court même qu'il trahit la Belgique au profit du mouvement orangiste. Il remet finalement sa démission du poste de ministre de la Guerre le . Il occupe alors la fonction de chef d’état-major général de l’armée, avec le grade de major-général.
Il se retire ensuite dans sa propriété de Neder-Over-Heembeek. Il écrit un Mémoire explicatif pour se défendre, mais il ne parvient pas à rétablir sa réputation.
Selon Damien de Failly, descendant d'Amédée de Failly, c'est le parti francophile, notamment Charles de Brouckère qui, déçu que l'attaque néerlandaise ne permette pas une annexion de la Belgique par la France, fait courir la rumeur qu'il aurait trahi.[réf. nécessaire]
Distinctions
[modifier | modifier le code]- Chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur ;
- Chevalier de l'Ordre du Lion néerlandais.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Emile Huyttens, Discussions du Congrès national de Belgique 1830-1831, Brussel, 1844, 5 vol.
- Jean-Joseph Thonissen, la Belgique sous le règne de Léopold I, Leuven, 1861.
- Genéral Amédée de Failly, Mémoire explicatif du général baron de Failly, ministre de la guerre et major-général de l'armée belge, Brussel, 1871
- Alexis Eenens, Les conspirations militaires de 1831, Burqhardt, 1875, 2 vol.
- Victor de Failly, Réponse du baron de Failly à l'ouvrage "Les conspirations militaires de 1831 par le lieutenant-général en retraite Eenens, 1875
- Petrus Gerardus Booms, Le de la campagne des dix jours, 1875
- Gaspard Kessels, Réponse du Général-Major Kessels à l'ouvrage Les conspirations militaires de 1831, 1876
- Victor de Failly, Deuxième réponse à Monsieur le lieutenant-général Eenens, 1876
- baron Guillaume, Étienne-Auguste de Failly [5], in: Biographie nationale de Belgique, Tome VI, Brussel, 1878, col. 856-858.
- Geoffroy de Failly, Recueil de chartes et documents pour servir à l'histoire de la Maison de Failly, 1945
- Theo Luykx, Politieke geschiedenis van België van 1789 tot heden, Elsevier, Brussel - Amsterdam, 1964[6].
- Damien de Failly, Les secrets d'État de la révolution belge, 2005.
- (nl) P.J. Blok et P.C. Molhuysen, Nieuw Nederlandsch biografisch woordenboek, vol. 8, Leiden, A.W. Sijthoff, (lire en ligne), p. 526-527
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la vie publique :
Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ « De Failly Amédée (1789-1853) », sur unionisme.be (consulté le )
- ↑ « Fiche d'Amédée de Failly (Légion d'Honneur) », sur Base Léonore (consulté le )
- ↑ (nl) Ministerie van Oorlog, Jaarboekje voor het koninklijke leger der Nederlanden, Gorinchem, Jacobus Noorduyn (lire en ligne), p. 34
- ↑ Camille Buffin, Extraits du journal du Lieutenant-Général Baron de Constant Rebecque, chef de l'état-major général de l'armée néerlandaise., t. 2, Bruxelles, Librairie Kiessling et Compagnie, coll. « La révolution belge et la campagne des Dix-Jours », (lire en ligne), p. 33
- ↑ Guillaume donne à tort le titre de 'baron', qu'il n'avait pas, à tout le moins pas juridiquement. C'est son fils Victor qui l'obtint bien plus tard. En ce qui concerne le prénom, Guillaume a confondu de Failly avec un homonyme, également militaire
- ↑ Luykx donne à de Failly le prénom de 'Victor', qui était celui de son fils.
- Ministre belge du XIXe siècle
- Général belge du XIXe siècle
- Naissance en avril 1789
- Décès en avril 1853
- Naissance à Bruxelles au XVIIIe siècle
- Officier supérieur du Premier Empire
- Élève de l'École spéciale militaire de Fontainebleau
- Décès à Bruxelles
- Ministre belge de la Défense
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1813
- Chevalier de l'ordre du Lion néerlandais
- Combattant de la révolution belge de 1830 ayant changé de camp