Alvin Liberman

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Alvin Liberman
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à Saint JosephVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
à MansfieldVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité États-UnisVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint Isabelle Liberman (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants Mark Liberman (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université du Missouri-Columbia et université YaleVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession PsychologueVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université Yale et université du ConnecticutVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Bourse Guggenheim, William James Fellow Award (en) (), prix APA pour une contribution scientifique remarquable à la psychologie (en) () et médaille Wilbur Cross (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie nationale des sciences et Académie américaine des arts et des sciencesVoir et modifier les données sur Wikidata

Alvin Liberman (/ˈlɪbərmən/), né le 10 mai 1917 à Saint-Joseph, mort le 13 janvier 2000) est un psychologue américain spécialiste de la perception de la parole[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Liberman a fait des études de lettres à l'Université du Missouri à Columbia[2]. Il a obtenu son Ph. D. en psychologie à l'Université de Yale en 1942. Il est une référence majeure dans le domaine de la perception de la parole. Il a adopté un point de vue biologique sur le développement de la parole. Il fait partie des nativistes dans le débat controversé sur la part de l'inné et de l'acquis dans le développement du langage. Il a été professeur de psychologie à l'Université du Connecticut et de linguistique à l'Université de Yale. Il a été le président des laboratoires Haskins de 1975 à 1986. Son intérêt pour la perception de la parole commence au début de sa carrière de chercheur, lorsqu'il participe à un projet avec Franklin Cooper de développement d'une machine à lire pour les aveugles en 1944. Il avait en tête de créer une correspondance acoustique pour chaque composante de l'alphabet anglais. Dans les années 1960 et 1970, il développe  avec Ignace Mattingly la théorie motrice de la perception de la parole[3]. Selon cette théorie, la production et la reconnaissance de la parole font appel tous deux à la perception de mouvements caractéristiques engagés dans la production de phonèmes. Il s'est aussi penché sur la psychologie de la lecture avec son épouse, Isabelle Liberman. Il était membre de l'Académie nationale des sciences. Son article Perception of the Speech Code[4] publié en 1967, demeure l'un des articles les plus cités en psychologie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Alvin Liberman », sur Yatedo
  2. « University Archives », sur University of Missouri
  3. (en) Alvin M. Liberman et Ignace G. Mattingly, « The motor theory of speech perception revised », Cognition, no 21(1),‎ , p. 1-36
  4. (en) A. M. Liberman, F. S. Cooper, D. P. Shankweiler et M. Studdert-Kennedy, « Perception of the speech code », Psychological review, no 74(6),‎ , p. 431

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) Alvin Liberman, Speech: A special code, MIT press,

Liens extérieurs[modifier | modifier le code]