Alexandre Luigini

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Alexandre Luigini
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Alexandre Luigini par Nadar, vers 1880
Nom de naissance Alexandre Clément Léon Joseph Luigini
Naissance
Lyon, France
Décès (à 56 ans)
Paris, France
Activité principale compositeur, violoniste et chef d'orchestre
Collaborations Opéra de LyonOpéra-Comique de Paris
Formation Conservatoire national de musique et de déclamation
Maîtres Joseph Massart, Jules Massenet
Descendants Ferdinand Luigini
Distinctions honorifiques chevalier de la Légion d'honneur (1901)

Œuvres principales

  • Ballet égyptien (1875)

Répertoire

Alexandre Luigini, né le à Lyon et mort le à Paris, est un compositeur, violoniste et chef d'orchestre français d'origine italienne, très actif dans le domaine de l'opéra[1].

Le Ballet égyptien (1875) est son œuvre la plus connue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Luigini est né à Lyon en 1850. Ses grands-parents étaient partis de Modène, Italie pour s'installer à Lyon, où son grand-père avait trouvé un poste de trompettiste dans l'orchestre du Grand Théâtre. Alexandre Luigini a été élevé dans la musique, son père Joseph jouant également dans cet orchestre, qu'il dirigea par la suite. Alexandre Luigini était le neveu de César et d'Alexandre Luigini, tous deux instrumentistes[2].

Après avoir étudié au Conservatoire national de musique et de déclamation à Paris le violon avec Joseph Massart et la composition avec Jules Massenet, il obtint un second prix de violon. Luigini retourna à Lyon et à partir de 1872, il jouait comme violoniste dans l'orchestre du théâtre, qu'il a ensuite dirigé, en devenant chef d'orchestre en 1877[1]. Comme chef d'orchestre résident, il a dû également faire face aux exigences de composition du théâtre, écrivant un certain nombre de ballets, d'opéras et des suites orchestrales.

En 1897, il quitte Lyon pour devenir chef d'orchestre à l'Opéra-Comique de Paris où il a mené une vie bien remplie jusqu'à sa mort subite en 1906. À l'Opéra-Comique, il a notamment conduit la création le de Cendrillon de Jules Massenet. Il a également créé Le Juif polonais (1900), L'Ouragan (1901), Muguette (1903), Enfant roi (1905), Miarka (1905), Aphrodite (1906). Il a aussi supervisé les reprises de Alceste, Falstaff, Fidelio, Le Roi d'Ys et Der Fliegende Holländer entre autres. Parmi les créations à Paris dirigées par Luigini, on trouve Hélène de Camille Saint-Saëns, et de Jules Massenet : Chérubin, Le jongleur de Notre-Dame et la première mise en scène de Marie-Madeleine[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Le Ballet égyptien de Luigini est son œuvre la plus connue; elle garde une grande popularité au XXe siècle comme suite de concert. À l'origine, il a pris de l'importance quand il a été inclus dans le second acte de Aida de Giuseppe Verdi lors d'une exécution à Lyon en 1886.

Opéras-comiques[modifier | modifier le code]

  • Les caprices de Margot, (Lyon, le )
  • La Reine des fleurs, (Lyon, 1878)
  • Faublas, (Paris, le )

Ballets[modifier | modifier le code]

  • Ballet égyptien, (Lyon, le )
  • Anges et démons, (1876)
  • Les Noces d'Ivanovna, (1883)
  • Le Bivouac, (1889)
  • Les Écharpes, (1891)
  • Rayon d'or, (1891)
  • Rose et Papillon, (1891)
  • Le Meunier, (1892)
  • Arlequin écolier, (1894)
  • Dauritha (1894)

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

  • Marche de l'Émir, op. 4 (transcrit pour piano par C. Blanc)
  • Ballet Égyptien, Nr. 1-3, op. 12 (1875)
  • La Voix des Cloches, op. 18 (Rêverie pour piano)
  • Sérénade Romantique pour piano, flûte, violon, violoncelle et orgue, op. 27
  • Mon beau rêve, op. 17 (mélodie sur un texte de Dumoraize)
  • Noël d'amour, op. 66 (mélodie sur un texte de Maurice Hennequin)
  • Guitarina (Souvenir d'Espagne) (mélodie sur un texte de L. Leclair)
  • Zingara, Chanson Bohémienne (mélodie sur un texte de L. Leclair)
  • Ballet russe, Thèmes
  • Caprice
  • Fantaisie sur des thèmes du "Samson et Dalila" de Camille Saint-Saëns
  • Marche solennelle (transcrite pour piano par C. Saint-Saëns)
  • Six petits Morceaux

Distinction[modifier | modifier le code]

Alexandre Luigini est fait chevalier de la Légion d'honneur le [4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Charton D. Alexandre Luigini. In: The New Grove Dictionary of Opera Macmillan, London and New York, 1997.
  2. Carré’s funeral oration, quoted in : Stoullig E. Les Annales du Théâtre et de la Musique, 32e édition, 1906. G Charpentier et Cie, Paris, 1907, p. 109-110.
  3. Wolff, Stéphane. Un demi-siècle d'Opéra-Comique 1900–1950. André Bonne, Paris, 1953.
  4. « Alexandre Luigini », base Léonore, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]