Alain Deschamps

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Alain Deschamps
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Fonctions
Ambassadeur de France au Burkina Faso
-
Ambassadeur de France aux Comores
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
École nationale des langues orientales vivantes (d)
Lycée Louis-le-Grand
École nationale de la France d'outre-merVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Parentèle
Philippe Daudy (demi-frère maternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Distinctions

Alain Deschamps, né le 18 juillet 1928 à Manakara (Madagascar) est un fonctionnaire, diplomate et administrateur colonial français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Hubert Jules Deschamps, Alain Deschamps a passé la majeure partie de sa petite enfance avec ses grands-parents à Royan (Charente-Maritime). De 1941 à 1944, il séjourne avec son père, Hubert Jules Deschamps, gouverneur de la Côte-d’Ivoire, puis du Sénégal et ensuite à Rabat. Il suit ses études secondaires au lycée Faidherbe de Saint-Louis du Sénégal, au lycée Gouraud de Rabat et au lycée Fontanes de Niort. En 1946-1947, il prépare l’École nationale de la France d'outre-mer (ENFOM) au lycée Louis-le-Grand. Il est reçu au concours dans la promotion 1947.

Il est licencié en droit, diplômé de l’ENFOM, section Indochine, et de l’École nationale des langues orientales vivantes (ENLOV) en cambodgien.

Il a eu trois enfants : Francis, Isabelle et Denis Deschamps.

En 1950, reçu au concours des élèves aspirants de réserve interprètes du chiffre de la Marine, il se porte volontaire pour l’Indochine. Il est aspirant à la division navale d’Extrême-Orient à Saigon. Il embarque sur l’aviso Commandant Bory, puis est démobilisé sur place.

Administrateur colonial[modifier | modifier le code]

Il est élève-administrateur de la France d'outre-mer au Laos de 1951 à 1954 : premier adjoint du délégué du haut-commissaire à Luang Prabang jusqu’en 1953, puis délégué à Xieng Khouang.

De 1954 à 1959, il est à Madagascar, au cabinet du chef de province de Tananarive, chef du poste administratif de Faratsiho, puis chef du cabinet du chef de province de Majunga.

Diplomate[modifier | modifier le code]

En 1959, Alain Deschamps intègre le ministère des Affaires étrangères comme secrétaire du cadre d’Orient. Il va être consul puis premier secrétaire à l'ambassade à Dar es Salam (Tanganyika) de 1961 à 1963. Jusqu'en 1967, il est premier secrétaire à l’ambassade à Bangkok et représentant permanent de la France à la Commission économique des Nations unies pour l’Asie et l'Extrême-Orient. Jusqu'en 1971, il travaille à la représentation permanente de la France auprès de l'ONU à New York avant d'être conseiller d’ambassade à Saïgon (Sud Vietnam) jusqu’en 1973.

Il reste à l'administration centrale de 1974 à 1979, puis devient premier conseiller à l'ambassade de France à Athènes jusqu'en 1983. Il est ambassadeur à Moroni (Comores)[1] jusqu'en 1987, puis au Burkina Faso. Il prend sa retraite en juillet 1993 avec le titre de ministre plénipotentiaire hors classe.

En 1993, il est représentant spécial de la France en Somalie, pendant l'opération Restore Hope, puis médiateur entre le gouvernement du Niger et la rébellion touarègue en 1995[2]. De 1996 à 1998, il effectue plusieurs missions à Bamako et Kayes sur les questions de l'immigration malienne en France.

Publications[modifier | modifier le code]

Après sa retraite, Alain Deschamps a publié plusieurs ouvrages :

  • Somalie 93. Première offensive humanitaire, L’Harmattan, 2000, sur le site de l'éditeur.
  • Niger 95. Révolte touarègue : du cessez-le-feu provisoire à la paix définitive, L'Harmattan, 2000, 162 p., sur le site de l'éditeur.
  • Burkina Faso (1987-92) - Le pays des hommes intègres, L'Harmattan, 2001, 174 p., site de l'éditeur.
  • Article dans Clauzel (Jean), La France d'outre-mer (1930-1960). Témoignages d'administrateurs et de magistrats Karthala, 2003, 880 p., site de l'éditeur.
  • La diplomatie sans larmes : souvenirs plutôt plaisants d'un agent du Quai d'Orsay, Paris,Mémoires d'Hommes, 2004, 203 p.
  • Fins de partie : Indochine - Madagascar - Mali, Paris, Marsouins et méharistes, 2004, 151 p.
  • Les Comores d'Ahmed Abdallah : mercenaires, révolutionnaires et cœlacanthe, Karthala, 2005, 192 p., sur le site de l'éditeur.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/fiche.php?diffusion_id=61257&PHPSESSID=323bb0bbb0f969873a7590fe621cb6f5 France Culture
  2. Cette médiation se conclut par la signature d’un « accord définitif de paix » le 24 avril 1995, voie en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]