Ai Qing

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Ai Qing

Description de cette image, également commentée ci-après

Ai Qing à Paris, en 1929

Activités poète
Naissance 27 mars 1910
Décès 5 mai 1996 (à 86 ans)

Compléments

père de Ai Weiwei.

Dans ce nom chinois, le nom de famille, Ai, précède le prénom.

Ai Qing 艾青 (dit Jiang Haicheng, 1910 - 5 mai 1996), également écrit Ai Ch'ing, est un poète chinois souvent considéré comme l'un des meilleurs poètes de la Chine contemporaine. Il fut prisonnier politique de 1961 à 1978.

Il est le père de l'artiste contemporain Ai Weiwei.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ai Qing est né dans la province de Zhejiang, dans l'Est de la Chine. De 1929 à 1932, il étudie en France et découvre à cette occasion l'art d'Auguste Renoir et de van Gogh, la poésie de Vladimir Maïakovski et d'Émile Verhaeren, la philosophie de Kant et d'Hegel.

Le 28 janvier 1932, il prend le bateau à Marseille pour la Chine. Rentré à Shanghai, il est emprisonné pour son opposition au Kuomintang. Il compose en détention son plus célèbre poème La Rivière Dayanhe, ma nourrice, ainsi que À travers la fenêtre grillagée », Le Mirliton-à la mémoire d'Apollinaire, Paris et Marseille (1933). Il est libéré en 1935 et se déplace de ville en ville dans un pays qui sombre dans une guerre violente avec le Japon. Il publie notamment dans l'intervalle Vers le Soleil (1938), Le Nord (1939), Paris lamentable (1940), Les Torches (1941).

En 1941 à Yan'an, il enseigne à l'Académie des arts Lu Xun et continue d'écrire des poèmes dont Toulon en révolte (1942) et À la mémoire de Romain Rolland. Après l'arrivée des communistes au pouvoir, il devient un des responsables de l'Institut central des beaux-arts, puis rédacteur en chef adjoint à la revue Littérature du Peuple. Il continue à beaucoup voyager et écrit notamment L'Atlantique (1954).

Après 1958 et la campagne des Cent Fleurs, il est suspecté d'être un « droitier » et est déporté dans des fermes en Mandchourie puis au Xinjiang par les autorités communistes. Il est libéré en 1961, mais il n'est pas réhabilité et doit s'exiler au Xinjiang [1]. Il n'est pas autorisé à publier ses œuvres avant 1978 (Le Drapeau rouge en 1978, Le Mur, Le Colisée de Rome en 1979…).

Il fait un deuxième séjour en France en juin 1980 (il compose à cette occasion Paris, Le Moulin rouge, Les Champs-Élysées, La matinée de Nice, Nice, Monte-Carlo et La valse Europa, et le président de la République François Mitterrand lui décerne en 1985 le titre de chevalier des Arts et Lettres.

Il assume pendant cette période la charge de vice-président de l'Association des écrivains chinois et de membre du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale.

Il est le père de l'architecte et artiste contemporain Ai Weiwei[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Luc Domenach, Chine : L'archipel oublié page 246
  2. Ursula Gauthier, Ai Weiwei, l'emmerdeur de Pékin 29 février 2012

Sources[modifier | modifier le code]