Ahmed Reda Houhou

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Ahmed Reda Houhou
Naissance
Sidi Okba, Algérie
Décès (assassiné)
Alger
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Arabe
Genres

Œuvres principales

  • Maa himar Tewfiq El Hakim, (Avec l'âne de Tewfiq El Hakim)
  • Namadhidj bacharia, (Spécimens humains)

Ahmed Reda Houhou (أحمد رضا حوحو) (né en 1911 et mort en 1956), est un écrivain algérien. C'est le premier écrivain algérien à avoir sorti un roman en langue arabe, en 1947.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ahmed Reda Houhou est né à Sidi Okba, une ville proche de Biskra, dans une famille aisée. Il reçoit une double formation intellectuelle, il fréquente d'abord l'école coranique, avant d'entrer à l'école française de Skikda où il obtient son certificat d'études, diplôme qui lui ouvre la voie de l'administration des postes.

En 1934, sa famille part pour Médine en Arabie saoudite, à la suite d'un conflit entre son père et le bachaga de la région. En Arabie saoudite, il entame ses études à l’École des sciences légales de Médine, il y obtient les diplômes nécessaires pour y exercer les fonctions d’enseignant. Il participe alors à la rédaction de plusieurs journaux locaux, où il écrit des articles, des essais sur les littératures arabes et françaises et plusieurs nouvelles, renouvelant ainsi le genre narratif arabe.

En 1940, il part pour La Mecque, où il prend le métier de postier. Il écrit plusieurs articles critiques, dont le plus célèbre demeure « La littérature arabe va-t-elle à l’extinction ? ». En Arabie saoudite, sa popularité fut telle qu'on le surnomma rapidement « le pionnier du récit en Arabie. »

Mais il décide de revenir en Algérie, au lendemain du massacre de Sétif du 8 mai 1945. Il s'établit à Constantine, où le cheikh El-Ibrahimi, membre de l'Association des Oulémas lui demande de rejoindre l'association. Les oulémas l'investissent des fonctions de directeur d'une école primaire d'éducation religieuse.

Houhou s'illustre en sortant le premier roman algérien en langue arabe, en 1947. Il a écrit plusieurs articles pour deux journaux algériens de l'époque, "El Bassaïr" et "Echou'la". Sur le modèle de Tawfiq al-Hakim, il se livrait à une critique de la société algérienne, la politique, la religion et le statut de la femme.

En 1949, il fonde la troupe théâtrale El Mazher constantinois, avec laquelle il montera plusieurs pièces qui connaitront un grand succès. Il y recrée plusieurs œuvres classiques occidentales en arabe classique ou usuel, comme Anbaça d’après le Ruy Blas de Victor Hugo, Si Achour inspiré du Topaze de Marcel Pagnol, etc.

Il a été assassiné le 29 mars 1956 par La Main rouge[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Maa himar Tewfiq El Hakim, (Avec l'âne de Tewfiq El Hakim)
  • Ghadat oum el qora, (La Belle de la Mecque)
  • Sahibat el ouahy, (La Femme inspirée)
  • Namadhidj bacharia, (Spécimens humains)

Notes et références[modifier | modifier le code]