Sidi Okba

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Okba.
Sidi Okba
Entrée du village en 1962
Entrée du village en 1962
Noms
Nom algérien سيدي عقبة
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Biskra
Code ONS 0711
Démographie
Population 33 509 hab. (2008[1])
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 34° 45′ N 5° 54′ E / 34.75, 5.934° 45′ Nord 5° 54′ Est / 34.75, 5.9
Superficie 254,55 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Biskra.
Localisation de la commune dans la wilaya de Biskra.

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Sidi Okba

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Sidi Okba

Sidi Okba (en arabe: سيدي عقبة) est une commune algérienne de la wilaya de Biskra

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Elle est située à une vingtaine de kilomètres de Biskra, et qui compte 33 509 habitants. Au centre des oasis, la ville est entourée par des dizaines de milliers de palmiers.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville a été nommée ainsi en hommage à Oqba Ibn Nafi. Il était le chef d'armée des Omeyyades et a conquis le Maghreb au VIIe siècle. Il avait également fait bâtir la ville de Kairouan (Tunisie) et fut assassiné avec 300 sahaba (compagnons du prophete de l'Islam) et tabei (suiveurs du prophète) par des armées Byzantine et berbères sous les ordres pour ses derniers de Koceila . Il repose au centre de la mosquée et attire de nombreux pèlerins musulmans.

Avant qu'elle ce nomme d'après le général arabe Oqba ibn Nafi elle portait le nom de « Madinat as-Sihr » la ville de la magie ».[2]

Arrivé aux environs de Tehouda, Oqba ibn Nafi se vit attaquer à l’improviste par les Berbères qui le suivaient depuis quelque temps. Ses troupes mirent pied à terre, ils dégaînèrent leurs épées et en brisèrent les fourreaux [dont ils sentaient bien qu’ils n’auraient plus besoin ; un combat acharné s’ensuivit et Oqba ibn Nafi y succomba avec tous les siens ; pas un seul n’échappa à la mort Ils étaient environ trois cents individus , les uns , anciens compagnons de Muhammad, les autres disciples de ceux-ci. Tous trouvèrent le martyre sur un même champ de carnage. Abu al-Muhajir Dinar, qu’Oqba ibn Nafi avait gardé aux arrêts jusqu'alors et qui ce jour-là déploya la plus grande bravoure, resta parmi les morts ce que nous rapporta Ibn Khaldoun..

Les tombeaux d’Oqba et de ses compagnons, ces généreux martyrs de la foi, se voient encore dans le Zab, au lieu même où ils perdirent la vie.

Le corps d’Oqba repose dans une tombe enduite de plâtre, sur laquelle on a érigé une mosquée.

Cet édifice s’appelle la Mosquée d’Oqba, et forme un but de pèlerinage, un lieu saint dont la visite est censée attirer la bénédiction divine.

Ibn Khaldoun continu et rapporte l'importance du lieu : " J’ose même dire que, de tous les cimetières du monde vers lesquels les hommes dévots dirigent leurs pas, celui-ci est le plus illustre par le nombre et la qualité des martyrs qu’il renferme. Personne depuis lors ne s’est jamais acquis même la moitié des mérites qui distin guèrent chaque individu de ces Compagnons et Tabès. Le petit nombre de prisonniers faits dans cette journée et parmi lesquels se trouvèrent deux compagnons de Muhammad, les nommés Yazîd lbn Khalaf al-Qayssi et Muhammad Ibn Uways al-Ansari , furent rachetés par Ibn Mesad, seigneur de Gafsa. Quand la nouvelle de ce désastre parvint à Kairouan[3].

Population[modifier | modifier le code]

Le géographe et historien arabe andalous al-Bakri (1014- 1094) nous dit que la ville était peuplé en sont temps d'arabes dont certains de la tribu de Quraysh (Banu Fihr, Banu Makhzoum) et avait pour ennemie les berbères Houara et Miknasa de rites Ibadite[2].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Biskra : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. a et b ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-ʿAzīz Abū ʿUbayd al- Bakrī, Description de l'Afrique septentrionale / par El-Bekri ; traduite par Mac Guckin de Slane, Impr. impériale (Paris),‎ (lire en ligne)
  3. Ibn Khaldūn et William MacGuckin baron de Slane, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale, Impr. du Gouvernement,‎ (lire en ligne)
  4. Fanny Colonna, « Saints furieux et saints studieux ou, dans l'Aurès, comment la religion vient aux tribus », Annales. Histoire, Sciences Sociales, no Volume 35 Numéro 3-4,‎ année 1980, p. 653 (lire en ligne)