Ada Negri

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Ada Negri
Description de l'image Ada Negri 1.jpg.
Naissance
Lodi
Décès
Milan
Auteur
Langue d’écriture Italien
Genres
Poésie

Ada Negri (née le à Lodi en Lombardie et morte à Milan le ) est une poétesse italienne de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'Ada Negri assise sur une chaise.
Ada Negri au environ de 1902

Ada Negri a fait ses études à l'École normale des femmes de Lodi, dont elle est sortie avec un diplôme d'enseignant en école primaire.

Le premier emploi d'Ada Negri fut au Collège féminin de Codogno, en 1887, à l'âge de 17 ans. Cette expérience de l'enseignement a marqué sa vie et sa production artistique. À partir de 1888, elle enseigna à l'école primaire à Motta Visconti, petite ville dans la province de Milan, où elle a passé la période la plus heureuse de sa vie d'enseignante : c'est pendant cette période qu'elle commença à publier ses écrits dans un journal de Lombardie, la Fanfulla de Lodi. Durant cette période, elle composa des poèmes qui furent publiés plus tard en 1892 dans Fatalité (it) : cette publication a connu un grand succès, permettant à Ada Negri d'acquérir une solide réputation. Consécutivement, elle reçut le titre de professeur et fut nommée à l'Institut supérieur Gaetana Agnesi de Milan. En 1894, elle a remporté le Prix Giannina Milli. La même année, elle publia son deuxième recueil de poèmes, La Tempête, moins apprécié que Fatalità et qui dut faire face aux critiques de Luigi Pirandello.

L'année 1896 fut une année sombre. Elle épousa cependant dans un mariage précipité Giovanni Garlando, industriel du textile de Biella, avec lequel elle a eu sa fille Bianca qui lui a inspiré de nombreux poèmes, puis une autre fille, Victoria, morte à l'âge d'un mois. Dans cette période, sa poésie a considérablement changé : ses œuvres sont devenues très introspectives et autobiographiques.

Elle se sépara de Giovanni Garlando en 1913, pour s'installer à Zurich, où elle resta jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. Ses écrits d'exil à Zurich, publiés en 1914, sont autobiographiques. Elle publia en 1917 Le solitarie (Les solitaires), des histoires courtes centrées sur les femmes.

En 1931, elle a reçu le prix Mussolini pour son œuvre puis, sur la proposition du Duce lui-même, elle fut en 1940 la première femme à entrer à l'Académie d'Italie[1].

Elle n'a par ailleurs jamais caché sa proximité avec le régime de Mussolini[2].

Pierre gravée en italien posée sur une pelouse, devant une maison dans une place.
Monument à l'honneur d'Ada Negri sur la piazza Ospitale a Lodi.

Influence[modifier | modifier le code]

Scolastique[modifier | modifier le code]

Personnelle[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • (it) Édition sur Wikisource Fatalità, Milan, Fratelli Treves,  Fac-similé disponible sur Wikisource Télécharger cette édition au format ePub (Fatalité), 1892
  • Tempeste (Tempête), 1895
  • Maternità (Maternité), 1904
  • Dal Profondo (Des profondeurs), 1910
  • Esilio, (Exil) 1914
  • Orazioni (Oraisons), 1918
  • Il libro di Mara (Le livre de Mara), 1919
  • Api (Abeilles), 1919
  • I canti dell´isola (Les chants de l'île), 1925
  • Vespertina (Vespérale), 1930
  • Il dono (le cadeau), 1936
  • Fons amoris, 1946

Fictions[modifier | modifier le code]

  • Les solitaires (it), 1917
  • Stella mattutina (Etoile matinale), 1921
  • Finestre alte (Fenêtres hautes), 1923
  • Le strade (Les routes), 1926
  • Sorelle (Les sœurs), 1929
  • Di giorno in giorno (De jours en jours), 1936
  • Erba sul sagrato (L'herbe dans le cimetière), 1939
  • Oltre (Au-delà), 1947

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Il existe des traductions en allemand, anglais, bulgare, catalan, espagnol, grec, hollandais, japonais, roumain, russe, serbo-croate.
En français 
  • Fatalità, traduction partielle par René Bazin
  • Maternità, traduit par Mme J. Desmarès de Hill, Messein, 1907
  • Il libro di Mara et I canti dell´isola, traduction partielle dans Anthologie de la poésie italienne contemporaine, Les Écrivains réunis, 1928
  • Stella mattutina, traduction par Édouard et Jeanne Schneider, Stock, 1928
  • Vespertina et Il dono, traduction partielle par Alfred Mortier et Armand Godoy
  • Le strade, Sorelle, Di giorno in giorno, traduction partielle par E. Bestaux et L. Servicen dans Le Figaro
  • Erba sul sagrato, traduction partielle dans La Phalange de Armand Godoy
  • Sorelle, traduction partielle par Ricardo Cosi

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Poesie, édition de Bianca Scalfi et Egidio Bianchetti, Milan, Mondadori, 1948
  • Prose, édition de Bianca Scalfi et Egidio Bianchetti, Milan, Mondadori, 1954
  • Angela Gorini Santoli, Invito alla lettura di Ada Negri, Milan, Murcia, 1995

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Une femme écrivain entre à l'académie d'Italie », Journal des débats politiques et littéraires, no 253,‎ (lire en ligne)
  2. Cette adhésion au régime de Mussolini trouve sa preuve dans le poème La Madonna del Fascio, à lire ici qui.