Adélaïde Blasquez

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Adelaïde Blasquez (née Emma Adela Martin Fischer le [1] à Larache au Maroc[2]) est une écrivaine francophone d'origine espagnole, connue pour son livre Gaston Lucas, serrurier. Chronique d'un anti-héros et ses livres sur l'exil.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adélaïde Blasquez est la fille de José Martín Blázquez, militaire républicain espagnol, en 1931 affecté au Maroc[3], et de Emma Fischer, allemande d'ascendance juive. Née au Maroc, elle passe sa petite enfance à Madrid. En 1936, sa mère cherche avec elle et ses deux frères l'abri en Allemagne, mais la famille doit fuir pour le Nazisme en Belgique. En 1944, a la libèration de la France, elles déménagent à Paris[4].

Après son baccalauréat, Adélaïde travaille comme ouvrière puis traductrice, avant de devenir comédienne, journaliste et productrice d'émissions de radio. De 1949 à 2002, elle travaille sous Ramón Chao au service Amérique latine de Radio France internationale. Elle travaille sous Anne Sarraute à La Quinzaine littéraire comme assistente, responsable du courrier littéraire. Comme comédienne, elle a joué des petits rôles, parmi lesquelles en 1967 la bonne de Catherine Deneuve dans Belle de Jour[5].

Elle publie en 1976 Gaston Lucas, serrurier. Chronique d'un anti-héros, paru dans la collection « Terre Humaine », collection de textes en anthropologie et ethnologie des éditions Plon, créée en février 1954 par Jean Malaurie. Le livre et son processus de création a été l'objet d'une longue étude philologique de Philippe lejeune[6].

Elle est connue également par ses novelles d'inspiration autobiographique sur les exilés espagnols Les ténèbres du dehors (1981) et Le bel exil (1999).

Elle publie aussi deux livres au sujet de la psychiatrie : La ruche (1990) et Le prince vert (1994).

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • 1962 : Mais que l'amour d'un grand dieu....
  • 1968 : G. G. Márquez et “ Cent ans de solitude ” (article) La Quinzaine Littéraire , Paris , 16 / 30 novembre 1968 p. 8 - 9.
  • 1976 : Gaston Lucas, serrurier[6].
  • 1981 : Les ténèbres du dehors. (Traduit en espagnol: La tinieblas exteriores, 1994)[7].
  • 1983 : Le jeu de tarot (jeunesse)
  • 1988 : Le noir animal (roman).
  • 1989 : Grisélidis cherche un mari (jeunesse).
  • 1990 : La ruche (témoignage).
  • 1994 : Le prince vert (roman).
  • 1999 : Le bel exil[4],[8],[9].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Karl Kohut, Escribir en París: entrevistas con Fernando Arrabal, Adelaïde Blasquez, José Corrales Egea, Julio Cortázar, Agustín Gómez Arcos, Juan Goytisolo, Augusto Roa Bastos, Severo Sarduy y Jorge Semprún, Vervuert, 1983. (Chapitre sur Blasquez p. 103-125).
  • Luisa Montes Villar, Cette étrange étrangère qu’est l’exilée : Adélaïde Blasquez. Çédille, Revista de estudios franceses 2013[7].
  • Margarita Alfaro Almieiro, Adélaïde Blasquez, un exilio español en lengua francesa, in: Atlas literario intercultural. Xenografías femeninas en Europa, Calambur, 2014[2].
  • Luisa Montes Villar, Lugares de la escritura femenina: el cuerpo en la novela blasquiana. Anales de Filología Francesa, nº 25, 2017 [9].
  • Luisa Montes Villar, Adélaïde Blasquez: Memoria del exilio en una narrativa del entre-deux, thèse, Granada, 2017 [1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Luisa Montes Villar, Adélaïde Blasquez: Memoria del exilio en una narrativa del entre-deux, thèse, Granada, 2017
  2. a et b Margarita Alfaro Almieiro, Adélaïde Blasquez, un exilio español en lengua francesa, in: Atlas literario intercultural. Xenografías femeninas en Europa, Calambur, 2014, sans pagination
  3. Axel Gasquet, Modesta Suárez, Écrivains multilingues et écritures métisses: l'hospitalité des langues : actes du colloque international de Clermont-Ferrand, 2-4 décembre 2004, Presses Univ Blaise Pascal, 2007 p. 234
  4. a et b Sophie Milquet, « Langue, mémoire et identité : esthétique de l’exil chez Adélaïde Blasquez et Jorge Semprun », Cahiers de la Méditerranée, no 82,‎ , p. 173–188 (ISSN 0395-9317, lire en ligne, consulté le 13 avril 2020)
  5. Luisa Montez Villar, Adélaïde Blazquez, una escriture de «l'Entre-deux», in : Esperanza Bermejo Larrea, J. Fidel Corcuera Manso, Julián Muela, Communication et écritures, 2012 p. 397-405
  6. a et b Philippe Lejeune, « Ethnologie et littérature : Gaston Lucas, serrurier », Études rurales, vol. 97, no 1,‎ , p. 81 (DOI 10.3406/rural.1985.3060, lire en ligne, consulté le 13 avril 2020)
  7. a et b Luisa Montes Villar, Cette étrange étrangère qu’est l’exilée : Adélaïde Blasquez. Çédille, Revista de estudios franceses 2013 (3) : 183-198
  8. Pierre-Robert Leclerq, LE BEL EXIL d'Adélaïde Blasquez, Le Monde, 2 juillet 1999
  9. a et b Luisa Montes Villar. Lugares de la escritura femenina: el cuerpo en la novela blasquiana. Anales de Filología Francesa, nº 25, 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]