Abolition de la prison

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L'abolitionnisme est un courant de pensée qui vise la suppression de l'esclavage. Par extension, on utilise le terme pour tous mouvements qui cherchent la suppression d'une institution ou d'une loi. On parle par exemple de l'abolition de la peine de mort, torture, du travail, des privilèges, etc.

Cet article concerne les mouvements ou organisations qui prônent l'abolition des prisons.

Critiques de l'institution carcérale[modifier | modifier le code]

Les abolitionnistes la contestent en trois points :

  • réinsérer, rééduquer : libéré, le délinquant est encore moins apte à vivre avec les autres (phénomène de socialisation carcérale, « prisonisation »)
  • réparer les victimes : la prison est de l'ordre de la vengeance, non de la réparation
  • protéger la société : la prison génère des criminels et devient une sorte d'« école du crime ».

Les sociologues Loïc Wacquant et Thomas Mathiesen firent remarquer dans leurs théories que la prison est génératrice de troubles mentaux graves, les criminels ayant du pouvoir (argent ou pouvoir) vont moins en prison que les autres (injustice) et que les mineurs incarcérés peuvent y côtoyer la grande délinquance.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1887, Pierre Kropotkine critique la relativité de la notion de « justice »[1] ainsi que le système carcéral et les prisons dans lesquelles il a passé plusieurs années en France et en Russie, affirmant : « On ne peut pas améliorer les prisons »[2] : « lieu privilégié de l'éducation au crime […] les réformes véritables sont impossibles [car] le système est mauvais des fondations jusqu'au toit »[3].

Résonance politique[modifier | modifier le code]

Une partie du mouvement abolitionniste appuie sa critique sur une vision révolutionnaire. Selon la conception marxiste ou libertaire, la prison défendrait les intérêts économiques et politiques des classes supérieures.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Kropotkine, Organisation de la vindicte appelée justice, 1901, texte intégral
  2. Pierre Kropotkine, Dans les Prisons Russes et Françaises, 1886 ; On ne peut pas améliorer les prisons, 1887, texte intégral ; Les Prisons, 1888, texte intégral.
  3. Thomas Wieder, Dans les prisons russes et françaises, de Pierre Kropotkine : Kropotkine derrière les barreaux, Le Monde, 23 avril 2009, texte intégral.

Articles[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Michel Foucault, Surveiller et punir, Gallimard, 1975, 360p ( (ISBN 2070729680))
  • Louk Hulsman et Jacqueline Bernat de Celis, Peines perdues : le système pénal en question, Centurion, , 182 p. (ISBN 978-2-227-12601-5)
  • Alain Brossat, Pour en finir avec la prison, La Fabrique, 2001, 127p. ( (ISBN 2-913372-13-9))
  • Collectif, Au pied du mur - 768 raisons d'en finir avec toutes les prisons, L'insomniaque, 2000, 356p (ISBN 2908744341)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]