Abbaye Notre-Dame de la Faise

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Abbaye de la Faise
Nom local La Faire
Diocèse Archidiocèse de Bordeaux
Patronage Saint Antoine
Sainte Quitterie[1]
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCLXXV (275)[2]
Fondation 1137
Dissolution 1790
Abbaye-mère Abbaye de Cadouin
Lignée de Abbaye de Pontigny
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style
Protection  Inscrit MH (1974)[3]

Coordonnées 44° 58′ 06″ nord, 0° 07′ 40″ ouest[4]
Pays Drapeau de la France France
Province Duché d'Aquitaine
Département Gironde
Commune Les Artigues-de-Lussac

Géolocalisation sur la carte : Aquitaine

(Voir situation sur carte : Aquitaine)
Abbaye de la Faise

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye de la Faise

Géolocalisation sur la carte : Gironde

(Voir situation sur carte : Gironde)
Abbaye de la Faise

L’abbaye de la Faise (parfois orthographiée Faize ou Faire) est une ancienne abbaye cistercienne située sur le territoire de l'actuelle commune des Artigues-de-Lussac, en Gironde. Elle est particulièrement connue pour avoir été petit à petit restaurée par l'historien Maurice Druon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

L'abbaye est fondée en 1137 (ou 1147 selon certaines sources[5]) par les moines de l’Abbaye de Cadouin, avec l'aide de Pierre, comte de Châtillon (ou de Castillon)[6],[1].

Une des missions des moines, en plus des missions habituelles d'aide technique et agricole aux paysans de la région, était l'accueil des pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle, l'abbaye étant située à la convergence de deux des quatre principales routes, la Via Turonensis et la Via Lemovicensis[1].

Commende[modifier | modifier le code]

L'abbaye, à partir de la fin du Moyen Âge, tombe sous le régime de la commende : elle est dirigée par un abbé qui n'est plus un moine, mais une personne extérieure à l'abbaye, et qui en tire à lui le revenu (4 500 livres en 1764[5]). Parmi les abbés commendataires, on trouve deux membres de la famille de Montesquieu, son oncle Joseph de Secondat de Montesquieu (de 1666 à 1725) et Charles Louis de Secondat de Montesquieu (de 1725 à 1754)[1].

L'abbaye est en grande partie détruite par les guerres de religion. Une partie des bâtiments est reconstruite, au XVIIe siècle[3]. C'est le maître Étienne Jacolin qui est choisi pour reconstruire le cloître[7].

En 1709, le Grand hiver fait de nombreux morts à Lussac ; les moines viennent en aide à la population[1].

Destruction à la Révolution[modifier | modifier le code]

Vendue comme bien national à la Révolution française (le 14 mai 1791), l'abbaye est en grande partie détruite[1]. Ne reste intact que le bâtiment conventuel.

Restauration par Maurice Druon[modifier | modifier le code]

De 1972 à 2009, Maurice Druon restaure l'abbaye et demande à y être enterré à sa mort le [8],[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean André Garde, Histoire de Lussac et de l'abbaye cistercienne de Faise : précédée d'une notice géographique et historique sur l'ancienne châtellenie de Puynormand, des origines jusqu'au début du XVIIe siècle, P. Gélix,

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Louis Charrié, « Église Saint-Pierre de Lussac », Association Historique de Puynormand,‎ (consulté le 26 mai 2013).
  2. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, Puthod, , 491 p. (lire en ligne), p. 202.
  3. a et b « Notice no PA00083115 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Abbaye de l'Ardorel », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien,‎ (consulté le 26 mai 2013).
  5. a et b Jean-Joseph Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, t. III, Paris, Desaint et Saillant, , 961 p. (lire en ligne), p. 4.
  6. J.-A. Garde, Histoire de Pomerol, Libourne, Imprimerie Libournaise, 1946, p. 173
  7. Christelle Bourgade, « Ancienne abbaye de Faize », sur http://eglisesdulussacais.free.fr, Églises du Lussacais,‎ (consulté le 26 mai 2013).
  8. Alain Montanguon, « Un hommage modeste mais sincère », sur http://www.sudouest.fr, Sud Ouest,‎ (consulté le 26 mai 2013).
  9. « M. Druon enterré dans son abbaye près de Libourne » aquitaine.france3.fr, le 23 avril 2009.