Abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption du Bournet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Abbaye Notre-Dame et Notre-Dame-de-l'Assomption.
Abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption du Bournet
Le mur de l'ancienne salle capitulaire, vue du sud-ouest
Le mur de l'ancienne salle capitulaire, vue du sud-ouest
Présentation
Nom local Le Bourné
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Début de la construction XIIe siècle
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Ville Courgeac
Coordonnées 45° 24′ 45″ nord, 0° 04′ 31″ est[1]

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption du Bournet

Géolocalisation sur la carte : Charente

(Voir situation sur carte : Charente)
Abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption du Bournet

L'abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption du Bournet était une abbaye située dans un vallon sur la commune de Courgeac, en Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Elle est fondée en 1113 par Géraud de Salles, qui la soumit à la règle de saint Benoît[2].

Évolution du statut[modifier | modifier le code]

À l'origine bénédictine, l'abbaye fut rapidement soumise, en 1125, à l'ordre cistercien, par l'évêque d'Angoulême Girard II[N 1] avec l'appui du seigneur de Montmoreau.

Mais elle redevient bénédictine au XVe siècle.

Une bulle du pape Eugène III, confirmée en 1460 par le pape Pie II, avait directement rattaché l'abbaye au Saint-Siège. Cependant, à partir de l'année 1480, ses abbés rendent hommage à l'évêque d'Angoulême, comme lors de la domination anglaise, ainsi qu'après les Guerres de religion.

Guerres, pillages et destructions[modifier | modifier le code]

L'abbaye avait peu de biens considérables. Cependant elle eut à souffrir des Guerres de religion à la fin du XVIe siècle et au milieu du XVIIe siècle.

En 1565, les protestants la pillèrent, brûlèrent ses chartes et renversèrent son église. En 1615, Jacques Goulard, baron de Touvérac et seigneur de La Faye, s'installa dans l'abbaye et substitua ses serviteurs aux religieux. Une sentence du 13 novembre 1617 renvoya enfin les religieux dans leur abbaye.

Les quatre religieux formant alors la communauté durent se loger dans une maison particulière prise en location, avant que l'abbaye ne fût restaurée pendant la seconde moitié du XVIIe siècle sous les abbés Jacques de Rochechouart et Guillaume de La Roche[2].

Principaux abbés[modifier | modifier le code]

Parmi les principaux abbés de Bournet, il y avait Charles de Bony, qui, nommé évêque d'Angoulême, conserva néanmoins l'abbaye jusqu'à sa mort, Jacques de Rochechouart qui était en même temps le seigneur de Montmoreau.

L'abbaye ne compta jamais un grand nombre de moines.

Vers le milieu du XVIIIe siècle, l'abbé Hélie Galliot des Roys, a été nommé d'autorité par l'évêque et a réuni entre ses mains tous les offices. Il était encore en titre en 1791[2].

Perte de la fonction religieuse[modifier | modifier le code]

L'abbaye est tombé en ruines après la Révolution.

Architecture[modifier | modifier le code]

L’église abbatiale[modifier | modifier le code]

Les bâtiments monastiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le même qui a réalisé la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail
  2. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 148

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 297-298

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :