350.org

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Bill McKibben en 2012.

350.org est une organisation non gouvernementale environnementale internationale, fondée en 2007 aux États-Unis par le journaliste, auteur et militant écologiste Bill McKibben. Son action se concentre sur la lutte contre le réchauffement climatique ; elle est notamment connue pour s'opposer au projet d'oléoduc Keystone et pour promouvoir le désinvestissement des énergies fossiles.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le nom de l'association provient du seuil de 350 parties par million (ppm) de CO2 dans l'atmosphère défini notamment par le climatologue américain James Hansen comme taux maximum à ne pas dépasser pour éviter un réchauffement climatique trop important, ce taux ayant dépassé les 400 ppm en 2014[1],[2],[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'association 350.org[5] a été fondée en 2008 aux États-Unis par un groupe d’étudiants américains avec l’appui du journaliste, auteur et militant écologiste Bill McKibben, auteur de l’un des premiers ouvrages sur le réchauffement climatique destiné au grand public, dans le but de créer un mouvement d’action mondiale pour le climat[6].

350.org a commencé par organiser des journées d’action mondiales réunissant des militants et des organisations partout dans le monde, comme la Journée internationale d’action climatique (2009), la Fête internationale du travail (2010) et La Planète bouge (2011). 350 est rapidement devenue une coalition mondiale[6].

Campagnes[modifier | modifier le code]

350.org s'est opposée au projet d'oléoduc Keystone[7],[8]. L'association a aussi milité contre le pipeline Dakota Access aux États-Unis, contre la fracturation hydraulique dans des centaines de villes américaines et au Brésil ; elle a participé à des mobilisations populaires avant et après la signature de l’accord climatique de Paris et incité des centaines d’universités, de fondations, de villes et de congrégations religieuses à désinvestir des combustibles fossiles[6].

Près d'un millier d'événements ont été organisés samedi 8 septembre 2018 dans une centaine de pays, dans le cadre de l'appel baptisé « Rise for climate » (« Debout pour le climat ») lancé par 350.org. En France, cet appel, relayé par l'initiative individuelle du journaliste lyonnais Maxime Lelong sur Facebook, a suscité de nombreuses manifestations. À Paris, 18 500 manifestants ont défilé selon la police, 50 000 selon les organisateurs[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « 2008: Target atmospheric CO2: Where should humanity aim? – Publication Abstracts », sur Goddard Institute for Space Studies, (consulté le 21 juin 2015)
  2. (en) Suzanne Goldenberg, « Keystone XL opponent Bill McKibben steps down as head of 350.org », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  3. « Climat : concentration record de CO2 dans l'hémisphère nord », Le Monde,‎ (lire en ligne) LeMonde.fr
  4. Stéphane Foucart, « Le taux de CO2 dans l'air au plus haut depuis plus de 2,5 millions d'années », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Stop aux combustibles fossiles, site de la branche française de 350.org.
  6. a b et c Histoire, site 350.org.
  7. (en) Mark Hertsgaard, « How 350.org Is (Still) Changing the Climate Justice Movement », The Nation,‎ (lire en ligne)
  8. (en) Matilda Lee, « 350.org: the ultimate climate change campaign? », The Ecologist,‎ (lire en ligne)
  9. Climat : les grands élus locaux montent au front, La Tribune, 10 septembre 2018.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]