040 T État 40-001 à 143

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040 T Etat 40.001 à 40.143
3-040 TA 1 à 143 SNCF
Description de cette image, également commentée ci-après
La 040 TA 137 de l'AJECTA à Longueville en 2010
Identification
Exploitant(s) Administration des chemins de fer de l'État, puis SNCF
Désignation Locomotive-tender
Motorisation 2 cylindres simple expansion
Construction 1914, 1920-1922
Constructeur(s) ANF Blanc-Misseron, Schneider et Cie, Fives-Lille, Atelier de la Cie du Nord (Sotteville)
Nombre 143
Mise en service 1914
Période de service 1914-1970
Affectation Régions Ouest de la SNCF
Préservation 2
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux Eight wheel
OOOO-
Écartement standard (1 435 mm)
Foyer Crampton
Surface de la grille 1,80 m2
Pression de la chaudière 1,2 MPa
Surface de chauffe 110 m2
Moteur simple expansion
 Cylindres 2 extérieurs
 Alésage × course Ø480 * 600 mm
 Distribution Walschaerts
 Échappement à double trèfle puis Nord
Carburant charbon
Ø roues motrices 1300 mm
Masse en service 62,800 t
Masse adhérente 62,800 t
Longueur HT 10,860 m
Largeur 2,960 m
Hauteur 4,260 m
 Capacité en eau 7 m3
 Capacité en charbon 3 t
Empattement 4,500 m
Vitesse maximale 50 km/h

[1]

Les Eight wheel série 40.000 numéro 40.001 à 40.143 étaient des locomotives-tender françaises de l'Administration des chemins de fer de l'État. Au premier janvier 1938, elles deviennent à la SNCF, les 3-040 TA 1 à 143.

Genèse[modifier | modifier le code]

C'est en 1913 que le département de recherche de l'Administration des chemins de fer de l'État a commencé à étudier la question d'un remplacement de ces 3.501 à 3.530 et 3.531 à 3.602 (futures 3-030 TB SNCF) de manœuvre. Elles avaient une force de traction de 40 tonnes, alors que les 40.000 en avaient une de 60 tonnes.

Construction[modifier | modifier le code]

143 locomotives ont été construites entre 1914 et 1922, avec une interruption pendant la Première Guerre mondiale. Les 18 premières machines, numérotées 40-001 à 40-018, ont été mises en service en 1914. La guerre a empêché la construction du reste de la série, et les deux dernières locomotives du premier lot, les 40-019 et 40-020, ont été prises par l'armée allemande et non retournées jusqu'en 1919 et 1922 respectivement. La construction a repris en 1920 et la série complète des 143 locomotives a été mise en service en 1922. La plupart ont été construites par des sociétés d'ingénierie françaises, mais six ont été construites dans l'ex-Ouest de l'État par des ateliers à Sotteville, Rouen. Des locomotives de conception similaire ont été construites pour l'industrie française.

Tableau des commandes
État N° SNCF N° Quantité Constructeurs N° de série Année Commentaire
40.001 à 40.020 3-040 TA 1 à 19,140 20 ANF Blanc-Misseron 76-95 1914 .020 renumérotés .140 à son retour d'Allemagne
40.021 à 40.030 3-040 TA 21 à 30 10 ANF Blanc-Misseron 96-105 1922
40.031 à 40.080 3-040 TA 31 à 80 50 Schneider et Cie 3380-3429 1920 Numéros de série non dans l'ordre
40.081 à 40.120 3-040 TA 81 à 120 40 Fives-Lille 4253-4292 1921
40.121 à 40.123 3-040 TA 121 à 123 3 At. de Sotteville(État) 61-63 1920
40.124 à 40.139 + 40.020 (2nd) 3-040 TA 124 à 139 + 20 17 ANF Blanc-Misseron 121–137 1922
40.141 à 40.143 3-040 TA 141 à 143 3 At. de Sotteville(État) 64-66 1922

Description[modifier | modifier le code]

Les 40.000 de l’État étaient des machines simple expansion à 2 cylindres. Elles possédaient un foyer Crampton et une distribution Walschaerts, la bielle motrice était fixée au troisième essieux. Les soutes à eau de chaque côté de la chaudière possédaient un front en pente, cela permettait aux mécanicien et chauffeur une vision supplémentaire sur la voie pour un attelage facilité ainsi que pour s'assurer qu'aucun agent n'était sur la voie devant la locomotive. D'origine les machines avaient des cabines dites ouvertes, mais dès la fin des années 1930, pour en améliorer le confort, des améliorations sont apportées pour en faire des cabines dites fermées.

Utilisation et services[modifier | modifier le code]

La 040 TA 67 au côté d'une 141 C et 141 R à St. Nazaire en 1969.

Elles passèrent toute leur carrière sur la région Ouest. Conçues pour les manœuvres, les locomotives avaient été affectées aux dépôts de Paris-Vaugirard, Montrouge, Batignolles, Sotteville (Rouen), Le Havre, Dieppe, Trappes, Chartres, Caen, Cherbourg, Saint-Brieuc, Brest, Nantes, Rennes et La Rochelle ainsi que des chemins de fer industriels et des ports. Lorsque la SNCF a été formée, la série a été renumérotée 3-040 TA 1 à 3-040 TA 143. Pendant la Seconde Guerre mondiale, 52 locomotives ont été prises par l'Allemagne, où beaucoup d'entre elles ont reçu des cabines fermées; 25 de ces locomotives ne sont jamais retournées en France et ont été radiées. Pendant les années 1950 et 60, douze locomotives ont été vendues à l'industrie.

Machines préservées[modifier | modifier le code]

Deux machines sont aujourd'hui préservées :

Modélisme[modifier | modifier le code]

Les 3-040 TA ont été reproduites à l'échelle HO par Jouef à partir de 1967 et jusque dans les années 2000. Elles étaient disponibles en version à cabine ouverte ou fermée[2]. L'artisan suisse Apogée Vapeur les a fabriquées en laiton à monter par l'amateur.
A l'échelle O, AMJL a fabriqué des modèles en laiton montés et peints. Une évocation en fer-blanc (tin plate) existe chez AS.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Locomotives à Vapeur de la SNCF, par J. Fournereau, 1947, Éditions Loco-Revue
  2. Locomotive-tender 040 TA SNCF Jouef, sur http://lestrainsjouef.free.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eric Verdebout, « Les 040 001 à 143 des Chemins de Fer de l’État », Rails d'Autrefois, no 1,‎

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]