Île de North Sentinel

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Île de North Sentinel
îles Andaman, avec l'île de North Sentinel en rouge
îles Andaman, avec l'île de North Sentinel en rouge
Géographie
Pays Drapeau de l'Inde Inde
Archipel Îles Andaman
Localisation Océan Indien
Coordonnées 11° 33′ 00″ N, 92° 14′ 00″ E
Superficie 72 km2
Administration
Territoire Îles Andaman-et-Nicobar
Autres informations
Fuseau horaire UTC+5:30

Géolocalisation sur la carte : Inde

(Voir situation sur carte : Inde)
Île de North Sentinel
Île de North Sentinel

Géolocalisation sur la carte : Andaman-et-Nicobar

(Voir situation sur carte : Andaman-et-Nicobar)
Île de North Sentinel
Île de North Sentinel
Îles en Inde

L'île de North Sentinel est l'une des îles Andaman dans le golfe du Bengale (océan indien). Elle se situe à l'ouest de la partie sud de l'île Andaman du Sud, et a une superficie de 72 km2[1]. Officiellement, l'île est administrée par l'Inde depuis 1947 et fait partie du territoire des îles Andaman-et-Nicobar.

Détail d'une image de la NASA prise en 2003 (à partir de la Station spatiale internationale) de l'île de North Sentinel, la barrière coralienne qui entoure l'île peut être vue clairement. Notez que cette image date d'avant le tsunami de 2004, qui a causé le soulèvement de l'île et l'exposition d'une grande partie du récif.

Les Sentinelles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sentinelles (peuple).

L'île de North Sentinel est le territoire d'une ancienne tribu autochtone, les Sentinelles, dont la population actuelle est estimée à environ 250 personnes vivant sur l'ile depuis environ 60 000 ans. Ils rejettent tout contact avec d'autres personnes, et sont parmi les derniers humains à rester pratiquement isolés de la civilisation moderne. Il est bon de noter que le seul contact avec l'Inde qui a eu lieu a été filmé, et les Sentinelles ont accepté uniquement les noix de coco qui ne poussent pas sur l'île. Les Sentinelles sont vraisemblablement liés aux Jarawa-Onge, avec lesquels ils auraient perdu tout contact[2].

Parce qu'il n'y a jamais eu de traité avec les habitants de l'île, ni de trace écrite d'une occupation physique durant laquelle la population de l'île aurait cédé sa souveraineté, le statut de l'île n'est pas clairement défini par le droit international, et elle peut être considérée comme une entité souveraine sous protection de l'Inde. Elle est, de facto, l'une des régions autonomes de l'Inde.

Le gouvernement territorial (îles Andaman-et-Nicobar) a déclaré qu'il n'avait aucune intention d'interférer avec le mode de vie ou de l'habitat des Sentinelles.

Tsunami de 2004[modifier | modifier le code]

Bien que l'île ait sans doute gravement souffert des effets du tsunami de décembre 2004, les Sentinelles ont survécu. La confirmation a été obtenue quelques jours plus tard, quand un hélicoptère du gouvernement indien a observé plusieurs d'entre eux, qui ont tiré des flèches vers l'appareil afin de le repousser.

Conflits avec les braconniers[modifier | modifier le code]

Plus d'une dizaine de pêcheurs illégaux birmans ont été arrêtés par les garde-côtes indiens dans les îles Andaman en août-septembre 2010. Certains pêchaient devant l'île de North Sentinel, près de la réserve jarawa. La tribu des Sentinelles attaque ceux qui s'approchent de son île. Deux pêcheurs avaient ainsi été tués en 2006[3].

Mais selon Survival, les braconniers indiens locaux, à la différence des birmans, sont rarement inquiétés par les autorités. Ils capturent les tortues et le concombre de mer pour alimenter le marché chinois et chassent illégalement dans la forêt des Jarawa[4] sur l'île Andaman voisine, en y pénétrant généralement par la route illégale qui traverse le territoire de la tribu. Survival a demandé à plusieurs reprises aux autorités locales de fermer cette route, mais sans succès (à la date du 20 septembre 2010) [3]. Des sources locales laissent entendre que la situation est bien plus grave que ne le laissent supposer les arrestations de braconniers birmans, la plupart des braconniers n'étant pas même détectés par les autorités, bien qu'ils mettent en danger les ressources en poissons et gibier vitales pour les Jarawas et les Sentinelles qui sont tous chasseurs-cueilleurs. Les braconniers sont aussi une source de microbes dangereux (grippe ou rougeole par exemple contre lesquelles les tribus autochtones ne sont pas immunisées). Les Sentinelles sont selon Survival particulièrement en danger car ils vivent dans un isolement total du reste du monde[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Présentation du peuple Jarawa par l'ONG Survival International

Liens externes[modifier | modifier le code]