Étienne Hulot

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Étienne Hulot (1857-1918) et Hulot.

Étienne Hulot, baron de Mazerny
Naissance
Mazerny (Ardennes)
Décès (à 76 ans)
Nancy (Meurthe)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Lieutenant-général
Années de service 1793-
Distinctions Baron d'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 2e colonne.

Étienne Hulot, baron de Mazerny, né le à Mazerny (Ardennes), mort le à Nancy (Meurthe), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre au service en 1793, lors de la première réquisition et fut attaché à un bataillon de chasseurs. Il est nommé sous-lieutenant sur le champ de bataille d'Altkirchen. À Zurich et dans tous les combats livrés à Souvarow, on le voit officier d'ordonnance du général Soult au combat de Monteneto, où il s'élance avec le frère de Soult pour arracher des mains de l'ennemi ce général qui venait d'être renversé d'un coup de feu, et il reste prisonnier. Mais il est échangé après la bataille de Marengo et nommé capitaine aide-de-camp du même général. Après les affaires d'Ulm il est promu au grade de chef de bataillon et commande les tirailleurs du . Il se trouve à tous les combats de cette époque et se distingue partout, surtout à Austerlitz où, malgré une blessure grave, il ne quitte le champ de bataille qu'après la victoire. Aussi reçoit-il en cette occasion la croix d'officier de la Légion d'honneur.

Le 7 février 1807, il a la jambe fracassée en forçant le pont de Preussisch-Eylau. Il est nommé colonel le 9 juin 1808 et fait la guerre d'Espagne en 1811 en qualité de premier aide-de-camp du maréchal Soult. À la bataille de Gebora, le colonel Hulot et le chef d'escadron Tholosé menacent plusieurs bataillons espagnols de les faire sabrer par la cavalerie, s'ils ne se rendent sur-le-champ, et ils se rendent. Il est créé chevalier d'Empire le 31 janvier 1810.

Général de brigade le 9 août 1812, il commande l'avant-garde du 4e corps en Allemagne, où il donne dans la campagne de 1813 des preuves répétées d'intelligence et de bravoure. Deux fois il sauve les bagages et l'artillerie de l'armée par son incroyable activité, à Interbeck et à Hanau. L'Empereur le récompense en le faisant baron de l'Empire le 14 juin 1813 et commandeur de la Légion d'honneur le 19 novembre 1813.

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 1re et 2e colonnes.

La Restauration le fait chevalier de Saint-Louis et lui confie le département de la Meuse.

Pendant les Cent-Jours il est attaché au 4e corps, commandé par Gérard. À la bataille de Ligny il se défend contre des forces quadruples et se battit un des derniers sous les murs de Paris. Mis en non-activité, le maréchal Gouvion-Saint-Cyr le nomme en 1819 inspecteur d'infanterie, et inspecteur général en 1821. Il est nommé grand officier de la Légion d'honneur et Lieutenant-général à la promotion du 23 mai 1825.

Il offre ses services en 1829, à l'armée d'Ibrahim Pacha. Son nom figure sur l'Arc de triomphe de l'Étoile de Paris.

Source partielle[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]