Zaiyi

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Le Prince Duan, dans les années 1890.

Zaiyi, (wade-giles : Tsai I ; pinyin : Zàiyī ; chinois : 載漪), né le 26 août 1856 et mort le 24 novembre 1922[1], plus connu sous son titre de Prince Duan, également orthographié Prince Tuan ou Prince Touan (pinyin : Duān Jùn Wáng ; wade-giles : Tuan Chun Wang ; chinois : 端郡王), est un homme d'État chinois de la dynastie mandchoue des Qing.

Biographie[modifier | modifier le code]

Proche conseiller de l'impératrice douairière Cixi, dont il avait épousé la nièce, le prince Duan fit partie des opposants conservateurs à la réforme des cent jours, qui se termina par un coup d'État contre l'empereur Guangxu. Pujun, fils de Zaiyi, fut alors proclamé héritier présomptif du trône impérial[2].

Zaiyi, classé par René Grousset parmi les éléments les plus « ignorants et xénophobes » de la cour impériale[3], se montra très opposé à l'influence étrangère en Chine. Durant la révolte des Boxers, le prince soutint, au sein de la cour impériale, les actions anti-occidentales et anti-chrétiennes, des Poings de la justice et de la concorde, et contribua à organiser une rencontre entre Cixi et Cao Futian, l'un des chefs Boxers de Tianjin. En 1899, il mit sur pied sa propre force armée, les Hu Shen Yin (虎神营, Bataillons des tigres et des dieux)[4]. Au plus fort de la crise, en juin 1900, le prince Duan fut nommé à la tête du Zongli Yamen, l'équivalent du ministère des affaires étrangères de l'empire Qing. Il joua un rôle clé dans le déclenchement des hostilités et commanda des troupes de Boxers lors des évènements de Pékin et du siège de la cathédrale Pé-Tang.

Après l'échec du soulèvement, et alors que la cour impériale se retournait contre les Boxers, le prince tomba en disgrâce. Un décret impérial le désigna comme coresponsable du soulèvement. Lui et sa famille furent condamnés au bannissement à vie dans le Xinjiang[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Edward J.M. Rhoads, Manchus & Han : Ethnic Relations and Political Power in Late Qing and Early Republican China, 1861-1928, University of Washington Press,‎ 2001, p. 71
  2. Rhoads 2001, p. 69
  3. René Grousset, Histoire de la Chine, Payot, 1942, p. 316 (réed. de 2004)
  4. Lanxin Xiang, The Origins of the Boxer War : A Multinational Study, Routledge, 2002, p.220
  5. Peter Harrington & David Chandler, Peking 1900: The Boxer Rebellion, Osprey Publishing, 2001, p.19