Verginia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Il Romanino, La mort de Virginie.

Verginia (en français Virginie), est une héroïne de la période archaïque de la République romaine, dont l'histoire est rapportée en détail par Tite-Live et Denys d'Halicarnasse, tandis que Diodore de Sicile ne cite que l'épisode de la jeune fille, mais sans la nommer, ni Appius Claudius.

Histoire[modifier]

Verginia était une jeune plébéienne d'une grande beauté. Appius Claudius, l'un des decemvirs, s'éprit d'elle et voulut s'emparer de sa personne. Virginius, son père, qui était alors à l'armée, où il occupait le rang de centurion, averti à temps, accourut en hâte, et se présenta au Forum dans le moment où Appius Claudius allait la livrer à un de ses affranchis qui, par son ordre, l'avait réclamée comme son esclave.

Le malheureux père, tirant alors sa fille à l'écart, saisit un couteau à l'étal d'un boucher, et le lui plongea dans le cœur pour la soustraire à l'opprobre. Selon les historiens antiques, cet événement souleva le peuple contre le pouvoir absolu des decemvirs et fit abolir le décemvirat en -449[1].

Postérité[modifier]

Boccace cite l'épisode de Verginia dans son De mulieribus claris.

La mort de Verginia a été mise sur la scène par Mairet (1628), Leclerc (1645), Campistron (1683), la Beaumelle, Chabanon (1769), La Harpe, Leblanc du Guillet (1786), Guiraud (1827), Latour Saint-Ybars (1845), etc. Alfieri et Lessing ont aussi traité ce sujet.

Notes et références[modifier]

  1. Tite-Live, Histoire romaine, livre III, 44-48 ; Denys d'Halicarnasse, livre XI ; Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, Livre XII, 9