Una furtiva lagrima

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Una furtiva lagrima (littéralement « Une larme furtive ») est une romance pour ténor issue de l'opéra L’Élixir d’amour de Gaetano Donizetti créé au Teatro della Canobbiana de Milan le 12 mai 1832[1]. Cet air est le passage le plus célèbre de l'œuvre dont il constitue le sommet[2]. Il est ainsi souvent repris dans les récitals.


Contexte[modifier | modifier le code]

Una furtiva lagrima est chantée au cours de la septième scène du second acte. Nemorino a acheté un deuxième flacon à un charlatan, en pensant qu'il contient un élixir d'amour capable de lui gagner le cœur d'Adina, une riche propriétaire. Pour payer cette nouvelle dose, Nemorino s'engage dans l'armée. Adina croit qu'il s'est engagé pour elle. Nemorino ne lui prête pas d'intérêt, Adina en pleure. Nemorino prend ces larmes pour le signe de son amour. Il chante sa joie d'être aimé.

Livret[modifier | modifier le code]

Livret original (italien)
Traduction française

Una furtiva lagrima
negli occhi suoi spuntò:
Quelle festose giovani
invidiar sembrò.
Che più cercando io vò?
Che più cercando io vò?
M'ama! Sì, m'ama, lo vedo. Lo vedo.
Un solo istante i palpiti
del suo bel cor sentir!
I miei sospir, confondere
per poco a' suoi sospir!
I palpiti, i palpiti sentir,
confondere i miei coi suoi sospir...
Cielo! Si può morir!
Di più non chiedo, non chiedo.
Ah, cielo! Si può, Si può morir
Di più non chiedo, non chiedo.
Si può morir, Si può morir d'amor.

Une larme furtive
A surgi dans ses yeux.
Elle semblait envier
La jeunesse en fête.
Que désirer de plus ?
Que désirer de plus ?
Elle m'aime, oui, elle m'aime : je le vois, je le vois.
Pour un instant, sentir les battements,
Les battements de son cœur.
Mêler bientôt à ses soupirs les miens !
Sentir, sentir ses battements,
Mêler à ses soupirs les miens !
Ciel ! après on peut, on peut mourir !
Je ne demande rien de plus, rien !
Ah, ciel ! après on peut, on peut mourir !
Je ne demande rien de plus, rien !
Après on peut mourir, après on peut mourir d'amour!

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François-René Tranchefort, L'Opéra, Éditions du Seuil,‎ 1983, 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 163
  2. « Le sommet de L'Elisir est la romance pour ténor du second acte » in Kobbé, Tout L'Opéra, Paris, Robert Laffont, 2000, p. 205.