Traité de Fort Laramie (1851)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Traité de Fort Laramie (1868).

Le traité de Fort Laramie de 1851 fut signé le 17 septembre 1851 entre les États-Unis et les nations indiennes Sioux, Cheyenne, Arapaho, Crow, Shoshone, Assiniboine, Mandan, Hidatsa et Arikara.

Il fut signé deux ans et demi après le début de la ruée vers l'or en Californie.

Par ce traité, le gouvernement américain laissait le contrôle des Grandes Plaines aux indiens et payait annuellement une somme de cinquante mille dollars pendant cinquante ans en échange du droit de construire des routes et des forts sur le territoire indien ainsi que le libre passage des colons sur la piste de l'Oregon.

Ce traité ouvrit une période de paix relativement courte, car la ruée vers l'or de Pikes Peak, entamée en 1859, déclencha des convoitises sur de nouveaux territoires des indiens et l'arrivée de près de 100 000 chercheurs d'or faisant pression sur les autorités pour obtenir des terres, les amenant à signer le traité de Fort Wise le 18 février 1861, aboutissant à diviser par treize les territoires indiens. Les Cheyennes désavouèrent les chefs qui avaient signé ce traité et restèrent sur leurs terres, en vertu de la pensée amérindienne voulant que « Nous n'avons pas hérité la terre de nos parents, nous l'avons emprunté à nos enfants ».

Après le massacre de Sand Creek de 1864, les guerres indiennes reprirent et le traité suivant fut symboliquement signé de nouveau à Fort Laramie, le Traité de Fort Laramie (1868). Cette nouvelle version du traité de 1851, complètement transformée, connut une nouvelle vague de remise en cause lors de la ruée vers l'or dans les Black Hills, qui déclencha la guerre des Black Hills, et sa célèbre bataille de Little Big Horn.

Sources[modifier | modifier le code]