Cheyennes

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Cheyennes

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Le Chef Wolf Robe

Populations significatives par région
Population totale 3 654
Autres
Langues

cheyenne

Religions

Christianisme (native americans)

Les Cheyennes sont une nation amérindienne des Grandes Plaines, proches alliés des Arapahos et généralement alliés des Lakotas (Sioux). Ils sont l'une des plus célèbres et importantes tribus des Plaines. Dans leur langue maternelle, ils se nomment « Tsitsistas ». La nation Cheyenne est composée de l'union de deux tribus, les Tsitsistas et les Sotaae'o. Elle incluait dix bandes, dont les territoires s'étendaient sur l'ensemble des Grandes Plaines, du sud du Colorado aux Black Hills dans le Dakota du Sud. Au début du XIXe siècle, la tribu s'est séparée en deux groupes : celui du sud restant près de la Platte River et celui du nord vivant près des Black Hills à proximité des tribus Lakotas.

Les Cheyennes du Montana et de l'Oklahoma parlaient tous deux la langue cheyenne, avec seulement quelques éléments de vocabulaire différenciant les deux groupes. La langue cheyenne est une langue tonale faisant partie du grand groupe des langues algonquiennes.

Les Cheyennes occupaient autrefois une grande partie des États-Unis. Aujourd'hui, ils vivent en ville en tant que civils américains, ou bien dans des réserves.

Histoire[modifier | modifier le code]

Général[modifier | modifier le code]

En 400 ans, les Cheyennes ont dû s'adapter à quatre modes de vie différents. Premièrement, ils vivaient dans les régions boisées de l'est et étaient un peuple sédentaire et agriculteur, plantant du maïs, des haricots et du riz sauvage. Ensuite ils vécurent dans les actuels États du Minnesota et du Dakota du Sud, où ils continuèrent à cultiver et commencèrent à chasser le bison des Grandes Plaines. Lors de la troisième époque, les Cheyennes abandonnèrent leur style de vie sédentaire et cultivateur pour devenir une tribu des plaines à part entière. La dernière phase est celle de la réserve.

Les guerres indiennes[modifier | modifier le code]

Le chef Cheyenne Dull Knife.

Lors des guerres indiennes, les Cheyennes furent les victimes des assassins du massacre de Sand Creek pendant lequel la milice du Colorado tua 150 Cheyennes, dont au moins 50 non-combattants. Tôt le matin du 27 novembre 1868 commença la bataille de Washita River lorsque le lieutenant-colonel de l'armée des États-Unis George Armstrong Custer mena la 7e de cavalerie dans l'attaque d'une bande de Cheyennes accusée de raids dirigés par le chef Black Kettle. 148 Cheyennes furent tués, dont environ 20 femmes et enfants. Les Cheyennes du Nord, et quelques Cheyennes du Sud participèrent à la bataille de Little Bighorn (25 juin 1876). Avec les Lakotas et une petite bande d'Arapahos, ils annihilèrent George Armstrong Custer et son contingent près de la rivière Little Bighorn. On estime la population du campement des Cheyennes, Lakotas et Arapahos près du lieu de la bataille à environ 7 000.

Après la bataille de Little Bighorn, les tentatives de l'armée américaine de capturer les Cheyennes s'intensifièrent. Un groupe de 973 Cheyennes fut déporté dans les Territoires indiens de l'Oklahoma en 1877. Là-bas, Les conditions de vie étaient terribles, les Cheyennes du Nord n'étant pas habitués au climat, et bientôt beaucoup furent atteints de malaria. En 1878, les deux principaux chefs, Little Wolf et Morning Star (Dull Knife), réclamèrent la libération des Cheyennes afin qu'il puissent retourner vers le nord. La même année, un groupe d'environ 350 Cheyennes quitta les Territoires indiens en direction du nord, mené par ces deux chefs. Les soldats de l'armée et des volontaires civils, dont on estime le nombre total à 13 000, furent rapidement à leur poursuite. La bande se sépara rapidement en deux groupes. Le groupe mené par Little Wolf retourna dans le Montana. La bande de Morning Star fut capturée et escortée à Fort Robinson, au Nebraska, où elle fut séquestrée. On leur ordonna de retourner en Oklahoma, ce qu'ils refusèrent fermement. Les conditions devinrent de plus en plus difficiles à la fin de l'année 1878, et bientôt, les Cheyennes furent confinés dans leurs quartiers, sans nourriture, ni eau, ni chauffage.

En janvier 1879, Morning Star et ses compagnons s'évadèrent de Fort Robinson. La plupart furent abattus en s'enfuyant du fort. On estime à cinquante le nombre de rescapés, qui rejoignirent les autres Cheyennes du Nord dans le Montana. Grâce à leur détermination et à leur sacrifice, les Cheyennes du Nord ont gagné le droit de demeurer dans le nord près des Black Hills. En 1884, par ordre de l'exécutif, une réserve destinée aux Cheyennes du Nord fut établie dans le sud-est du Montana. Cette réserve fut étendue en 1890, pour s'étendre de la réserve crow à l'ouest à la rivière Tongue à l'est.

Cheyennes célèbres[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Stands In Timber et Margot Liberty, De mémoire cheyenne : Vie et histoire de mon peuple, préface de Jim Fergus, traduit par Alain Deschamps, Albin Michel (Paris), collection Terre indienne, 406 p. (2006) (ISBN 2-2261-7224-6)
  • David Cornut, Little Big Horn, autopsie d'une bataille légendaire (édition augmentée), Éditions Anovi, 2006/2008 ISBN 2-914818-28-9
  • (en) David Brid Grinnel, The Cheyenne Indians : their history and ways of life, Humphrey Milford, Yale University press,‎ 1923 (OCLC 490714154)
  • (en) Stan Hoig, The Cheyenne, Philadelphie, Chelsea House Publishers, coll. « Indians of North America »,‎ 2006, 130 p. (ISBN 978-0-7910-8598-1, OCLC 60311793)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]