Guerre des Black Hills

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Guerre des Black Hills
The Custer Fight par Charles Marion RussellLithographie représentant la bataille de Little Big Horn vu du côté des Amérindiens.
The Custer Fight par Charles Marion Russell
Lithographie représentant la bataille de Little Big Horn vu du côté des Amérindiens.
Informations générales
Date 18761877
Lieu Territoire du Montana, Territoire du Dakota et Territoire du Wyoming
Issue Victoire des États-Unis
Belligérants
US flag 37 stars.svg États-Unis
Shoshones
Crows
Pawnees
Lakotas
Cheyennes
Arapahos
Commandants
Nelson Miles
George Armstrong Custer
George Crook
Wesley Merritt
Crazy Horse
Sitting Bull
Little Wolf
Dull Knife
Guerres indiennes

La guerre des Black Hills (Black Hills War en anglais[1]) est une série de conflits qui oppose le peuple Lakota (Sioux) et ses alliés, et l'armée des États-Unis, entre 1876 et 1877.

Origine du conflit[modifier | modifier le code]

Les Black Hills (Paha Sapa en lakota) sont considérées par les Amérindiens comme des terres sacrées, revendiquées par les Lakotas depuis leur victoire sur les Cheyennes en 1776. En 1868, le traité de Fort Laramie qui conclut la guerre de Red Cloud, intègre les Black Hills dans la grande réserve Sioux, d'où les non-Indiens sont exclus. Alors que les Black Hills étaient souvent considérées comme « terra incognita », les rumeurs de découverte d’or dans ces montagnes sont vérifiées par l’expédition de George Armstrong Custer en 1874, qui ouvre en entrant dans les Black HIlls ce que les Indiens appelèrent la piste des voleurs.

À cette époque, l’économie américaine subit de plein fouet les effets de la Grande Dépression de 1873, et les mineurs se lancent dans une ruée vers l'or dans les Black Hills, en violation du traité et de la législation fédérale. Ces intrusions répétées sur leur territoire et l’incapacité récurrente de l'armée des États-Unis à y mettre un terme, mettent en colère les Lakotas et leurs alliés. En réaction, Sitting Bull (Tatanka Yotanka), Crazy Horse (Tašunka Witko) et leurs peuples entrent en guerre contre les intrus et les États-Unis

Le gouvernement tenta au début d'acheter les Black Hills aux Sioux lors d'une conférence de paix, leur proposant des prix dérisoires, mais les Indiens étaient divisés sur la question de vendre les Black Hills, et si oui, du prix à réclamer, les pourparlers échouèrent.

De nombreux historiens considèrent aujourd’hui que l’administration d'Ulysses S. Grant a délibérément provoqué cette guerre, car cette nouvelle ruée vers l'or et l’ouverture des Black Hills permettaient d'aider l'économie américaine à sortir de la Grande Dépression.

Campagne[modifier | modifier le code]

L'hostilité grandissante de Crazy Horse et de Sitting Bull, le nombres de partisans augmentant, les raids contre les chercheurs d'or se multipliant, les Etats-Unis posèrent un ultimatum aux Indiens, les menaçant de guerre. Ceux-ci refusèrent. Grant approuve les ordres donnés à l’armée de rassembler par la force les tribus de la région au cours de l'hiver de 1875-76. Au printemps de 1876, l'armée lance une campagne coordonnée, impliquant trois colonnes de troupes qui opèrent dans ce qui est aujourd'hui une région grande de cinq États. Le but était de détruire le rassemblement de Sioux et de Cheyennes, orchestré par Crazy Horse et Sitting Bull, les trois colonnes devant se retrouver et attaquer simultanément le campement ennemi. Dans un pays mal cartographié, avec l'impossibilité de connaître le lieu précis du camp des Indiens, celui-ci étant par ailleurs nomade. Le plan, pouvant paraître excellent sur le papier, était en réalité plus imaginaire que possible. La campagne aboutit à la bataille de Rosebud Creek, où les Lakotas, dirigés par Crazy Horse, parviennent à tenir en échec l’une des trois colonnes de l'armée. Quelques jours plus tard, le VIIe Régiment de Cavalerie du lieutenant-colonel George Armstrong Custer attaque un camp de Lakotas et de Cheyennes, sur les berges de Greasy Grass Creek (Little Big Horn River). La bataille de Little Big Horn voit les Sioux et Cheyennes, sous la direction de Tatanka Iyotake et Tašunka Witko, vaincre le VIIe de Cavalerie : 268 soldats (43 % des hommes présents) sont tués et 55 blessés, lors de l'une des pires défaites subies par l'armée américaine au cours des guerres indiennes (Indian Wars).

Au cours des batailles suivantes de l'été et de l'automne 1876, y compris la bataille de Dull Knife et la bataille de Slim Buttes, la cavalerie et les unités d'infanterie de l’armée régulière battent les tribus Lakotas en guerre et forcent les gens à retourner dans les camps contrôlés par le Bureau des affaires indiennes.

La guerre prend fin l'année suivante, quand Crazy Horse se rend, affamé, épuisé, à fort Robinson dans le Nebraska, avec 889 oglalas, le 5 mai 1877. À la même période, Sitting Bull fuyait au Canada pour échapper à l'armée et se rendra avec une centaine d'hommes en 1881.

Finalement, en répression à la victoire des Indiens coalisés sur Custer, le gouvernement américain s'empara illicitement et par la force des Black Hills puis, quelques années plus tard, morcelèrent et détruisirent la Grande Réserve sioux, vendant la majorité des terres accordées à ces derniers par le traité de Fort Laramie à un prix dérisoire aux colons.

Encore aujourd'hui, les Sioux réclament à ce que les Black Hills leur soit rendu. dans les années 1980, les Etats-Unis proposèrent un dédommagement à ces-derniers, lesquels refusèrent, car l'accepter serait revenu à reconnaître la propriété américaine de leurs terres sacrée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Également connu sous le nom de Great Sioux War (Grande guerre Sioux) ou Little Big Horn Campaign

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]