Train d'enfer (film, 1957)

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Train d'enfer (Hell Drivers) est un film britannique réalisé par Cy Endfield, sorti en 1957.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À sa sortie de prison, Joe "Tom" Yateley veut se ranger et trouve un emploi de chauffeur de camions pour transporter du ballast. L'entreprise aux mœurs un peu particulières Hawlett Trucking impose à ses chauffeurs, payés principalement au nombre de transports effectués, une conduite périlleuse, où toutes les violations du code de la route sont implicitement encouragées. Confronté à la compétition interne entre chauffeurs, Tom Yateley s'obstine à détrôner le meilleur d'entre eux, "Red", aidé par deux personnes : son ami et collègue Gino, ancien prisonnier de guerre italien installé en Angleterre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Train d'enfer est un film réaliste, sur la dureté de la condition sociale de ces employés, intégré dans un film d'action efficace.

Les séquences rythmées de conduite traitent métaphoriquement des relations de Tom à la société et à ses collègues. D'abord humble et solitaire, en quête de rachat, lorsqu'il est mis à l'essai, le personnage de Stanley Baker bascule dans un défi d'abord intérieur (prouver qu'il mérite sa situation, pourtant peu envieuse), puis vis-à-vis de ses collègues (prouver qu'il est le meilleur d'entre eux) par les véritables courses-poursuite, pour aboutir à un duel avec Red, figure brutale et caricaturale de l'employé aliéné par son travail, dont on apprendra par la suite qu'il est mêlé aux manipulations de Hawlett Trucking. La pression exercée par le patron machiavélique façonne cet antagonisme entre chauffeurs qui se substitue petit à petit à la camaraderie ouvrière, antagonisme cristallisé par les deux "fortes têtes" du groupe, Tom et Red.

Cependant, si le film porte ce propos politique avec une certaine violence de mise en scène, le scénario ne se défait pas d'un certain académisme, notamment avec son intrigue amoureuse convenue (Tom reçoit les avances de Lucy dont est profondément épris son meilleur ami), de ses "coups de théâtre" attendus (la mort du fidèle Gino) ou de son final frustrant. Il fait également preuve d'une relative simplicité d'écriture des personnages (Red le "fou", Gino le "sensible", Cartley le "véreux lâche" et les brusques changements d'attitude de Tom).

Autour du film[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]