Teponaztli

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Cérémonie aztèque utilisant un teponaztli, au premier plan (Codex de Florence).

Le teponaztli, tinco, teponahuaztli, quiringua, tepenahuasqui, tunkul (Mexique) ou tun (Guatemala et au Salvador) est un tambour à fente ancien, d'origine mésoaméricaine, utilisé dans la musique amérindienne par les Aztèques et les Mayas. Il est encore utilisé de nos jours. Le teponagua en est une variété plus grande, et le tecomapiloa en est une petite version à résonateur en gourde.

Facture[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une section de tronc d'arbre que l'on a évidée pour obtenir une caisse de résonance et où une fente en H est pratiquée dans la partie supérieure pour obtenir deux languettes vibrantes[1]. Il mesure entre 50 et 100 cm.

Jeu[modifier | modifier le code]

Il est joué à l'aide de baguettes couvertes de caoutchouc appelées olmaitl en nahuatl, autant par les hommes que par les femmes, une technique que l'on peut rapprocher du xylophone ou de la marimba[2]

Fonction rituelle[modifier | modifier le code]

Il était considéré en Mésoamérique comme un instrument sacré, voir une idole ou même un dieu en exil. Accompagné du tambour huehuetl, il servait d'accompagnement lors des sacrifices humains, et même parfois d'autel de sacrifice (techcatl) ou de réceptacle pour le cœur ou le sang des victimes (cuauhxicalli).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Leonardo López-Luján & Marie-France Fauvet-Berthelot, Aztèques. La collection des sculptures du Musée du Quai Branly, Musée du Quai Branly, 2005, p. 169
  2. Éric Taladoire & Brigitte Faugère Kalfon, Archéologie et arts précolombiens: la Mésoamérique, École du Louvre, 1995, p. 251

Source[modifier | modifier le code]

(en)S. Sadie, The New Grove Dictionary of Musical Instruments, Macmillan, London, 1985.