Splénectomie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La splénectomie est une ablation chirurgicale de la rate. La rate n'est pas indispensable à la vie. Pour cette raison la splénectomie peut être indiquée dans différentes situations.

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois la splénectomie était un geste systématique à la moindre fissure splénique, l'attitude actuelle est plus conservatrice, en raison des complications infectieuses potentielles.

Indications[modifier | modifier le code]

Conséquences de la splénectomie[modifier | modifier le code]

En dehors des éventuelles complications opératoires, les principales complications de la splénectomie sont :

  • infectieuses : il existe après splénectomie un risque d'infections bactériennes très sévères, pouvant engager le pronostic vital. Les germes en causes sont les pneumocoques, les méningocoques et l'Haemophilus influenzae. Ces infections doivent être prévenues :
    • par des vaccinations qui doivent être réalisées avant la splénectomie et ensuite répétées tous les 4 à 5 ans,
    • par une prise d'antibiotique (pénicilline G ou amoxicilline) pendant au moins 2 ans,
    • par une prise systématique d'un antibiotique à spectre plus large en cas d'épisode infectieux.

Si la prise en charge est adaptée le risque infectieux devient très faible mais il ne sera jamais nul et persistera toute la vie. À noter qu'il existe aussi un risque de paludisme grave en cas d'infection. Elle rend également très vulnérable à la babésiose.

  • thrombotiques : on peut observer une élévation très importante des plaquettes (thrombocytose après splénectomie avec augmentation du risque de thrombose). Cette thrombocytose est en général transitoire (quelques semaines à quelques mois).

Expression[modifier | modifier le code]

« Courir comme un dératé ».

Les Anciens attribuaient à la rate de nombreuses propriétés dont celle de provoquer les points de côté et de nuire par conséquent à la course. On croyait ainsi que les Anciens desséchaient la rate des coureurs et de leurs chevaux pour en améliorer les performances.

En réalité, les premiers cas d'ablation de la rate n'ont été pratiqués que sur des chiens à la fin du XVIe siècle ; mais ceux-ci mouraient rapidement. On continua à imaginer malgré tout qu'un homme sans rate courait plus vite d'où l'expression, attestée dès 1750.

À noter qu'en cas de splénectomie pratiquée chez un patient présentant une anémie hémolytique congénitale, comme la sphérocytose héréditaire par exemple, cette expression devient exacte: la suppression de l'anémie augmente clairement les capacités sportives du sujet...

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :