Soufflage en couronne

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Fenêtre de la maison des Têtes à Colmar.

Le soufflage en couronne, ou soufflage en plateau, est un procédé de fabrication des feuilles de verre.

Elle a été aussi appelée « technique normande », par opposition à la « technique lorraine » de soufflage en manchon à laquelle elle succède à partir de 1630[1].

Le verre était soufflé pour former un globe creux puis aplati et coupé. Il était mis à plat par réchauffage puis transformé en un disque plat par la force centrifuge, jusqu'à presque deux mètres de diamètre. Le verre était alors coupé à la dimension requise car le verre le plus fin est au bord du disque tandis qu'il est plus épais et trouble au centre. Contraint par la distribution du meilleur verre, pour les grandes fenêtres, il fallait couper de nombreux morceaux en forme de losange au bord du disque puis les monter sur un treillis de plomb.

Le verre soufflé en couronne fut l'un des procédés les plus utilisés jusqu'au XIXe siècle. L'autre procédé était celui de la plaque soufflée. Le procédé fut d'abord amélioré par les verriers français dans les années 1320 en particulier autour de Rouen. Il fut gardé secret et ne fut pas utilisé à Londres avant 1678. À comparer avec la plaque polie, la feuille cylindrique, la plaque roulée et le verre flotté.

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Article connexe : lexique de la vitrerie.
Verres à boudine ou en cul-de-bouteille

Fin XVIIIe siècle:

  • Plat de verre - Une table de verre, ronde, telle qu'on en fabrique encore dans quelques verreries, et que l'on coupe par morceaux avec le fer rouge et l'eau, ou avec le diamant, pour former des panneaux ou des carreaux de vitre[2].
  • Boudine - Nœud ou la bosse qui se trouve au milieu d'un plat de verre[2].
  • Verre en plat ou à boudine - Pièce de verre ronde de 36 à 40 pouces de diamètre, ayant un nœud ou boudine au milieu - La qualité de ce verre est plus commune, et on n'en fait presque plus usage[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fenêtres de Paris (17e et 18e siècles), Annales. Histoire, Sciences Sociales, 1998, vol. 53, n° 4, pp. 968-969. Consulté le 12 juin 2012
  2. a, b et c Morisot J.M., Tableaux détaillés des prix de tous les ouvrages du bâtiment. Vocabulaire des arts et métiers en ce qui concerne les constructions (vitrerie), Carilian, 1814